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Marie-Philip Poulin porte bien son surnom de «Capitaine Clutch»

Marie-Philip Poulin était soulagée d’avoir marqué le but gagnant en troisième prolongation, mardi soir, permettant à la Victoire de Montréal d’égaler la série 1 à 1 avec le Frost du Minnesota.
Marie-Philip Poulin était soulagée d’avoir marqué le but gagnant en troisième prolongation, mardi soir, permettant à la Victoire de Montréal d’égaler la série 1 à 1 avec le Frost du Minnesota. Photo fournie par la LPHF, Laurent Corbeil
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2026-05-07T10:00:00Z

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Le surnom de « Capitaine Clutch », Marie-Philip Poulin ne l’a pas volé. À 35 ans, elle lui a encore fait honneur mardi soir en marquant en troisième prolongation l’unique filet de la Victoire de Montréal.

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Au bout de 104min02s de jeu, Poulin a accepté une superbe passe d’Abby Roque, sur un jeu amorcé par Laura Stacey, décochant un tir parfait sur réception en tombant (le 52e lancer de la Victoire), semant l’hystérie dans la Place Bell de Laval.

C’était son premier but gagnant dans les séries de la LPHF, son 11e en carrière au sein du circuit. Ses trois seuls filets en supplémentaire dans la ligue ont été réussis cette saison contre le Frost du Minnesota.

Ce n’est pas la première fois que « Pou » se lève dans des moments importants. Peu d’athlètes peuvent se vanter d’avoir une feuille de route comme la sienne.

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Tour du chapeau en or

Au premier rang viennent certainement ses trois buts en or aux Jeux olympiques.

À 18 ans, la Beauceronne est devenue la chouchou de toute une nation en inscrivant un doublé dans un gain de 2 à 0 en finale des JO de Vancouver, en 2010, face aux États-Unis.

La table était mise pour une longue carrière fructueuse. Poulin a remis ça quatre ans plus tard à Sotchi en marquant les buts égalisateur et gagnant en prolongation, permettant au Canada de l’emporter 3 à 2 contre les Américaines.

Puis, aux Jeux de Pékin en 2022, la célèbre numéro 29 a touché la cible deux fois lors d’une finale gagnée 3 à 2 face à ses éternelles rivales.

Bien avant

Déjà à 17 ans, Poulin s’était illustrée en fournissant une aide sur le but vainqueur de Caroline Ouellette (aujourd’hui entraîneuse adjointe avec la Victoire) pour aider les Stars de Montréal à soulever la coupe Clarkson de la défunte Ligue canadienne de hockey féminin.

Après quatre saisons à l’Université de Boston, l’ancienne capitaine des Terriers est revenue au Québec pour jouer avec les Canadiennes de Montréal. En 2017, elle a guidé son équipe vers une deuxième coupe Clarkson grâce à une performance de deux filets, dont celui de la victoire, en finale.

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Au Mondial

Celle qui porte le « C » sur le chandail de l’unifolié depuis 2015 et de la Victoire depuis 2024 a également réussi le but en or en surtemps de la finale du Championnat du monde de 2021.

Blessée à un genou, comme c’est présentement le cas, Poulin avait aussi enfilé l’aiguille à deux occasions lors de la finale du Mondial de 2024, venant à bout des Américaines 6 à 5 en prolongation.

« De voir tes coéquipières, l’amphithéâtre, le logo sur ton chandail, c’est ça qui te fait avancer dans les moments plus difficiles. C’est ça le hockey de séries, ça ne sera pas parfait, ça va faire mal, mais c’est là que tu prends du recul et tu te dis que le cœur va y aller », a-t-elle commenté après le gain de 1 à 0, mardi.

Reste maintenant à guider la Victoire vers la coupe Walter, emblème de la LPHF. La demi-finale face au Frost est égale 1 à 1. Les deux prochains matchs auront lieu au Minnesota, jeudi et vendredi. Si un cinquième duel est nécessaire, il aura lieu lundi à Laval.

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