Marie-Michèle Gagnon perce le top 10
Richard Boutin
Partager
Pour une deuxième journée consécutive, Marie-Michèle Gagnon a percé le classement à la Coupe du monde de Lake Louise.
Dimanche à l’occasion du premier super-G de la saison, Gagnon a signé un chrono de 1 min 19,28 s pour terminer au neuvième rang à une minute de la gagnante Sofia Goggia qui signait une troisième victoire consécutive.
- À lire aussi: Ski acrobatique: Kingsbury savoure sa revanche
- À lire aussi: Retour en force de Marie-Michèle Gagnon
C’est seulement la troisième femme de l’histoire qui balaie les trois épreuves de vitesse à Lake Louise. L’Américaine Lindsey Vonn l’a fait à trois reprises (2011, 2012, et 2015) et l’Allemande Katja Seizinger a aussi réussi l’exploit en 1997.
«J’ai commis deux erreurs qui m’ont empêché de me battre pour un podium, mais c’est un résultat solide sur lequel je peux continuer de construire ma confiance, a raconté Gagnon qui avait aussi terminé neuvième, samedi, à l’occasion de la deuxième descente de la fin de semaine. J’ai commis une erreur dans la section Fishnet comme ce fut le cas, vendredi, et j’ai commis une autre erreur en fin de parcours. Je sais ce que je dois corriger pour être sur le podium.»
Gagnon a entamé la course le couteau entre les dents.
«J’avais une bonne attitude en haut de la piste et j’ai été agressive, a-t-elle souligné. Si je peux garder cette attitude, de très, très bons résultats sont à venir. Je suis très excitée pour la suite. En raison de ma préparation, j’étais confiante en arrivant ici et mes performances n’ont fait qu’augmenter cette confiance.»
Belle semaine occupée
Toujours heureuse de se produire à la maison, Gagnon n’a pas eu le temps de chômer depuis son arrivée en Alberta. Après la course de dimanche, elle a tiré des tuques à l’effigie de l’équipe canadienne aux jeunes skieurs présents.
«C’est de loin ma meilleure semaine à Lake Louise en carrière, a-t-elle souligné. J’ai été plus constante. J’étais présente pour les activités du comité organisateur et je voulais passer du temps avec ma famille qui était au Château avec moi. J’ai vu aussi plusieurs personnes que je connaissais. J’aime donner et ça me rend très heureuse. Je suis hyper sociale, mais c’est très prenant sur l’énergie. De retour en Europe, je vais recommencer à respirer.»
Temps identique à son amie
Le chrono de Gagnon est identique à celui de Joana Haehlen, la skieuse suisse chez qui elle a résidé l’an dernier entre deux étapes de la Coupe du monde.
Nous étions contentes de réaliser le même temps, a précisé la fierté de Lac-Etchemin qui a présenté son amie à ses parents et à son frère présents dans l’aire d’arrivée. J’ai appris à connaître Joana quand j’ai fait le saut dans les épreuves de vitesse. Je l’adore. J’ai passé cinq jours chez elle l’hiver dernier.»
Gagnon et ses collègues du cirque blanc ont quitté Calgary dimanche soir en direction de Francfort en Allemagne. Ils se rendront à Saint-Moritz en Suisse, lundi, en prévision de la Coupe du monde des 11 et 12 décembre. Une première descente d’entraînement est déjà à l’horaire, demain.
Baptême de la Coupe du monde
Forte de bonnes performances à Copper Mountain au Colorado et à Panorama en Colombie-Britannique avant de se pointer à Lake Louise, la Québécoise Sarah
Bennett n’a pas connu le baptême de la Coupe du monde souhaitée, mais elle disait avoir appris de son expérience.
«Ce n’est pas le résultat souhaité, a reconnu la skieuse de 20 ans qui a chuté dans le haut du parcours. Je suis toutefois contente de la façon dont je me suis présentée au départ. J’ai appris à connaître l’environnement et le déroulement d’une journée de Coupe du monde. J’ai profité du moment présent et je n’ai pas trop stressé.»
Avec les autres membres de l’équipe du Québec, Bennett demeurera dans l’Ouest où des épreuves de la série NorAm sont au programme.