Marco Iadeluca: l’homme qui a amené les Carabins «à un autre niveau»

Philippe Asselin
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MONTRÉAL – Quand Danny Maciocia a quitté son poste d’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal en janvier 2020, il s’est impliqué dans l’embauche de celui qui allait lui succéder.
Avec Jacques Dussault (entraîneur-chef des Carabins de 2002 à 2005), celui qui venait d’être nommé à titre de directeur général des Alouettes était membre du «comité football», soit l’un des quatre groupes mis en place par l’UdeM pour dénicher le prochain pilote de l’équipe.
Le processus a mené à l’embauche de Marco Iadeluca. Cinq ans plus tard, l’homme de football le plus respecté au Québec a fait le plus beau des compliments à l’endroit de son successeur.
«D’après moi, il a amené le programme de football des Carabins à un autre niveau. Il a été capable d’aller chercher des résultats sur le terrain et à l’extérieur», a déclaré Maciocia à propos de celui qui lui a succédé.
«Marco a travaillé pour plusieurs entraîneurs. Il a été capable de prendre tout ce qu’il a appris d’eux et d’attacher tout ça avec son style et ses valeurs. Il a vraiment amené le programme à un autre niveau. Son programme est très respecté, pas seulement au Québec, mais à travers tout le Canada.»

Mis au fait de ces élogieux propos, Iadeluca a eu de la difficulté à accepter les compliments.
«C’est sûr que ça fait chaud au cœur, mais je n’oserais pas dire ça. Quand je suis entré en poste, je suis arrivé dans un programme qui était en très bonne santé», a dit l’homme qui est devenu l’entraîneur-chef des Carabins le 11 février 2020.
«J’ai amené ma touche, mais j’ai essayé de garder ça au niveau où c’était. C’est très touchant d’entendre ça, mais je ne suis pas sûr que ce soit vrai. Au moins, je suis content de voir que nous sommes encore un programme d’élite. C’est ce que je voulais avant toute chose.»
Plus que du football
Les cinq ans d’Iadeluca à la barre des Carabins, ce sont 27 victoires en 32 parties de saison régulière, deux premières places au classement du RSEQ, deux coupes Dunsmore et une coupe Vanier. Mais ce sont aussi plus d’une centaine de diplômes universitaires et l’accompagnement de plusieurs dizaines de jeunes hommes à travers l’adulescence.
«J’adore l’aspect compétition. Quand tu œuvres à un niveau élite comme celui-là, il faut que tu sois passionné par la compétition. Mais, il y a un côté de moi qui est très humain, qui adore aider nos jeunes. J’aime apprendre à les connaître et à les guider un peu. J’apprends également d’eux tous les jours. Ce sont les futurs leaders de nos communautés», a souligné Iadeluca.
C’est d’ailleurs l’aspect humain qui représente la plus grande force de l’homme de 52 ans, selon Maciocia.
«Marco a toujours été quelqu’un de curieux. En plus d’exceller avec les X et les O, il est très bon avec les gens qui l’entourent. C’est sa plus grande force. Il veut connaître les êtres humains qu’il entraîne.»
Toujours passionné
Le football, c’est ce que fait Iadeluca depuis toujours. Après avoir œuvré comme quart-arrière pour les Cougars de Saint-Léonard de 1990 à 1994, il a amorcé sa carrière d’entraîneur. Il a occupé une multitude de postes avec les Cougars, les Phénix du Collège André-Grasset, le Rouge et Or de l’Université Laval et les Carabins.

À l’aube de sa 30e année comme coach, Iadeluca a encore le feu sacré.
«Une chose qui est sûre, c’est que ma passion ne descend pas. Je suis heureux d’être dans un programme élite comme ça. Quand j’étais tout jeune, je regardais des entraîneurs comme Pat Sheahan et Charlie Baillie en rêvant d’avoir ce type de carrière. Aujourd’hui, je suis entraîneur-chef d’une équipe universitaire et j’ai remporté une coupe Vanier. C’est un rêve devenu réalité.»
«J’apprends encore de nouvelles choses, autant sur la gestion de l’équipe, sur la gestion du programme et sur la gestion de jeunes athlètes, a également indiqué Iadeluca. C’est ce que j’aime de mon métier. Tu dois continuellement t’améliorer et apprendre.»