«Elle aurait tellement aimé voir ça»: le chandail de Jonathan Marchessault retiré par les Remparts le lendemain du décès de sa mère

Benjamin Aubert
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Un après-midi émotif s’annonçait pour Jonathan Marchessault, samedi, au Centre Vidéotron, puisque l’organisation des Remparts de Québec retirait le numéro 18 qu’il a porté de 2007 à 2011 avec l’équipe. La fin de semaine l’est cependant devenue encore plus vendredi matin, lorsqu’il a appris le décès de sa mère, Lesly Marchessault.
Malgré cette triste nouvelle, l’auteur de 98 buts et 141 passes en 254 parties avec les Diables rouges et sa famille ont décidé de maintenir la cérémonie pour rendre hommage à Mme Marchessault. Un moment de silence en sa mémoire a d’ailleurs eu lieu à la toute fin de la cérémonie.

«C’est difficile pas juste pour moi, mais pour toute notre famille. N’importe qui qui connaissait ma mère savait qu’un moment comme aujourd’hui, ce serait un des plus beaux moments de sa vie. Elle aurait tellement aimé ça de voir ça, de voir son nom monter dans le haut du Centre Vidéotron. J’ai été proche de ma mère, elle a été très bonne pour moi. C’est horrible, mais ça fait partie de la vie. Elle aurait voulu qu’on soit tous ici en famille aujourd’hui, c’est pour ça qu’on l’a fait», a expliqué celui qui s’alignera, dès cette année, avec les Predators de Nashville.
Jonathan Marchessault sur la perte de sa mère, à quelques heures de la cérémonie de retrait de son chandail numéro 18 par les @quebec_remparts. #Remparts pic.twitter.com/7aW6WQiJQ2
— Benjamin Aubert (@BenjaminAubert) September 21, 2024
Entouré d’anciens coéquipiers
En plus de sa conjointe, Alexandra, de ses quatre enfants, de son frère, Jamie, et de son père, Michel, plusieurs anciens coéquipiers de Marchessault chez les Remparts étaient aussi présents à ses côtés sur la patinoire lorsque la bannière lui rendant hommage est allée rejoindre les autres se trouvant dans les hauteurs du Centre Vidéotron.
Maxime Lacroix, Joël Champagne, Mathieu Lavallée, Jonathan Roy et Ryan Bourque étaient du nombre, tout comme «ses trois amigos», Bryan Cayouette, Frédérick Roy et Mikaël Tam.
Dans une vidéo présentée à l’écran géant, ces deux derniers ont notamment souligné à quel point le hockeyeur de 33 ans avait non seulement «fait vibrer les partisans pendant plusieurs saisons avec sa fougue et son charisme», mais que son parcours représentait aussi «la définition du mot "persévérance"».

La relation tendue avec Patrick Roy
Cette persévérance, Marchessault dit l’avoir acquise, entre autres, grâce à l’acharnement de son entraîneur de l’époque, Patrick Roy, à son égard.
Au fil d’un discours teinté d’anecdotes, comme ce matin où tout le monde dans le vestiaire de l’équipe mangeait bagels et muffins et que Roy n’avait pointé que l’ancien 18 en lui disant de «continuer à en manger» et «qu’il n’avançait plus sur la glace, telle une tortue». Marchessault a soutenu que «la carapace mentale acquise pendant [son] parcours junior est impénétrable».

Dans une apparition à partir des installations des Islanders de New York, celui qu’on surnomme «Casseau», pour sa part, a dit avoir perçu celui qu’on surnommait «Bibitte» dans le vestiaire des Diables rouges «comme un compétiteur et un gars qui a la capacité de performer dans les moments importants».

Un exemple
En conseillant aux Remparts actuels de «profiter de chaque moment parce que ça passe vite et que ce sont de belles années», le nouvel immortel de la formation québécoise a conclu par un message pour les jeunes partisans de l’équipe.
«Si mon exemple peut aider les enfants à atteindre leurs rêves, je pourrai dire mission accomplie. Je veux que l’on retienne de mon parcours que même si vous allez à contre-courant et que personne ne croit en vous, c’est correct. Pour réussir, il faut simplement croire en soi-même et être prêt à faire les sacrifices pour atteindre vos objectifs... Votre numéro 18!»
Un modèle incroyable pour nos jeunes. pic.twitter.com/RmzrbzNJ5S
— Remparts de Québec (@quebec_remparts) September 21, 2024