Marchés mondiaux: les taux d'intérêt stables à un haut niveau, les Bourses attendent prudemment Nvidia

AFP
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Le marché des dettes d’État se stabilise à un haut niveau mercredi, après la flambée de la veille provoquée par les tensions inflationnistes liées à la situation au Moyen-Orient, tandis que les Bourses optent pour la prudence, avant les résultats de Nvidia.
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Vers 7 h 20 GMT, dans les premiers échanges, le taux d’intérêt de l’emprunt allemand à échéance dix ans, référence en Europe, reculait à 3,18 %, contre 3,19 % la veille. Il restait toutefois au-dessus des 3,14 % de lundi soir.
Son équivalent français reculait à 3,81 %, contre 3,82 % la veille. Le taux italien cédait 0,02 point de pourcentage par rapport à la veille, à 3,94 %. Au Royaume-Uni, il reculait davantage, à 5,08 %, contre 5,13 % la veille, après un recul bienvenu de l’inflation en avril.
Le taux japonais à dix ans restait stable, à 2,80 %.
Mardi, les rendements obligataires avaient à nouveau flambé, après avoir déjà grimpé vendredi. Le taux américain à trente ans a atteint un plus haut depuis 2007. Son équivalent à dix ans s’est tendu à 4,69 %, un plus haut depuis début 2025, contre 4,59 % lundi en clôture.
« Les investisseurs commencent à craindre que la flambée durable des prix de l’énergie pousse » les banques centrales à « envisager de nouvelles hausses de taux » pour lutter contre l’inflation, explique John Plassard, de Cité Gestion Private Bank.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite d’ordinaire un cinquième du brut mondial, reste en effet bloqué en l’absence d’accord entre Téhéran et Washington, ce qui continue de maintenir la pression sur les prix du pétrole.
Or, la flambée des prix du brut commence à infuser dans les principales économies mondiales, où des indicateurs publiés ces dernières semaines montrent une montée de l’inflation, de l’Asie à l’Amérique du Nord, en passant par l’Europe.
Les prix du pétrole reculent certes quelque peu mercredi, avec un Brent de la mer du Nord à 109,98 dollars (-1,17 %) et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, en baisse de 1,17 % à 102,93 dollars.
Mais avant le conflit, le prix oscillait autour de 70 dollars le baril. Et l’incertitude reste pleine et entière quant aux perspectives d’accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin aux tensions au Moyen-Orient.
Le vice-président américain JD Vance a assuré qu’il y avait de « bons progrès » dans les discussions, tout en répétant que Washington avait le « doigt sur la gâchette ». Donald Trump a de son côté dit qu’il donnait au moins « deux ou trois jours » à Téhéran pour trouver un accord.
Les Bourses prudentes, Nvidia dans le viseur
Les marchés boursiers évoluent eux, dans la prudence. En Europe, dans les premiers échanges, vers 7 h 30 GMT, Paris et Milan prenaient 0,10 %, Francfort était à l’équilibre (+0,02 %) et Londres cédait 0,28 %.
En Asie, Hong Kong perdait 0,40 % et Shanghai 0,18 %. Seule Tokyo a perdu franchement du terrain (-1,23 %).
Les marchés boursiers attendent les résultats du mastodonte de la tech Nvidia, première capitalisation mondiale, qui doit publier ses performances du premier trimestre après la fermeture de Wall Street.
Elle intervient après que les valeurs liées à la tech et aux semi-conducteurs ont grimpé ces dernières semaines, portés par les espoirs des investisseurs dans l’intelligence artificielle et bravant les inquiétudes liées à la guerre au Moyen-Orient.
Dans ce contexte, « le marché s’attend à un nouveau rapport exceptionnel, mais la question est de savoir si Nvidia pourra continuer à dépasser les attentes et si ses prévisions suffiront à impressionner », relève Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.
Euronext cartonne à Paris
Le titre du gestionnaire boursier paneuropéen Euronext bondissait de 6,56 % à Paris dans les premiers échanges, au lendemain de la publication de résultats au-dessus des attentes des consensus d’analystes au premier trimestre.
Le groupe a notamment fait état d’un bénéfice net à 192,3 millions d’euros, en hausse de 16,7 %, contre 178,6 millions attendus par les analystes cités par Bloomberg, et d’un bénéfice d’exploitation ajusté (Ebitda) à 343,2 millions, contre 324,6 millions attendus.