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Marchandises volées et confiance aveugle: Caroline Néron apporte un nouvel éclairage sur sa faillite

Photo portrait de Frédérique De Simone

Frédérique De Simone

2026-02-07T02:00:00Z

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Caroline Néron a récemment apporté un nouvel éclairage sur la chute de son entreprise de bijoux, en 2019, lors d’une longue entrevue qu’elle a accordée à Sophie Durocher, vendredi soir.

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La comédienne, qui est aujourd’hui, avec du recul, reconnaissante d’avoir vécu cette épreuve, a admis avoir ouvert elle-même la porte à des employés malveillants en leur accordant une «confiance aveugle par paresse».

L’ex-Dragonne a notamment raconté à l’émission Dans le blanc des yeux avoir découvert, à la fermeture de ses bureaux, près d’un million de dollars de marchandises retirées du marché, des boutiques et du site internet par un employé.

«L’idée de transférer les bijoux des boutiques à la maison mère, qui étaient deux entreprises différentes, lui permettait d’avoir une meilleure bonification sur la rentabilité des magasins», a-t-elle expliqué à l’animatrice, indiquant n’avoir pris conscience de ce genre de stratagème qu’a posteriori.

«Après six ans, je comprends encore beaucoup mieux ce qui s’est passé. Je comprends aussi que j’ai eu une confiance aveugle, mais qui m’accommodait [...] Je travaillais seulement sur les choses que j’aimais», a-t-elle dit.

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«Ce que je n’aimais pas, je le déléguais, et je déléguais vraiment. [...] J’ai eu une confiance aveugle par paresse. Par cette espèce de bonheur là de ne pas avoir à ouvrir un ordinateur, de ne pas avoir à payer mes comptes, de ne pas savoir combien ça me coûte quand je fais des appels à l’étranger.»

Dépenser sans compter

En 2013, alors que l’entreprise de bijoux de Caroline Néron avait le vent dans les voiles, l’entrepreneure, qui ne s’en est jamais cachée, vivait dans un luxe assumé. Elle voyageait outre-Atlantique pratiquement chaque mois, toujours en classe affaires, séjournait dans des hôtels huppés et se payait les meilleurs restaurants.

«Je m’ennuie de cette insouciance, du fait de ne pas avoir à calculer, à compter l’argent», a-t-elle avoué en toute humilité à Sophie Durocher, vendredi soir.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

«Je dirais que depuis la faillite, je suis tellement près de mes finances, quasiment trop près, et je trouve ça très anxiogène. Je comprends le commun des mortels qui est toujours en train de calculer s’il va être capable de payer son loyer, de manger», a poursuivi la comédienne, qui a effectué un retour au jeu remarqué après l’annonce de sa faillite en 2019.

Ces dernières années, on a notamment pu la voir dans le film coup de poing d’Anaïs Barbeau-Lavalette La déesse des mouches à feu ainsi que dans les séries Un gars, une fille, STAT et La collecte.

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L’interprète de Stella dans Diva reconnaît aujourd’hui qu’après être passée par la faillite et avoir assisté à l’échec de son entreprise, le plus grand des luxes réside en fait dans le fait de ne pas avoir à s’en faire avec l’argent.

«Le plus grand luxe qu’on retrouve dans toute cette richesse-là, c’est le fait de ne pas avoir à penser à l’argent. Pour le reste, est-ce que t’es vraiment heureux? Ça, c’est une autre affaire. Est-ce que tu es bien entouré? Ça, c’est une autre affaire», a-t-elle dit.

«Je n’aime pas tout de cette ancienne vie-là, tu sais. Avec la faillite, j’ai compris que je n’avais pas beaucoup d’amis, finalement. J’avais beaucoup de faux amis», a confié Caroline Néron, indiquant que l’argent lui a attiré un entourage «de profiteurs».

«Tu ne le vois pas. Tu as juste l’impression que les gens sont bons et gentils, qu’ils t’aiment, qu’ils t’apprécient, qu’ils te valorisent, mais dans les faits, quand tu tombes, c’est là que tu réalises qu’il n’en reste plus beaucoup de ces amis-là», a-t-elle dit à Sophie Durocher.

L’entrepreneure, qui se concentre aujourd’hui sur sa branche de bijoux funéraires, de cosmétiques et de vibrateurs, en plus de mener de front sa carrière de comédienne, dit se souvenir soit des très, très bons employés – avec qui elle travaille toujours –, soit des gens horribles qui lui ont fait du mal et elle espère que le karma fera bien les choses.

Produite par QUB, l’émission Dans le blanc des yeux est diffusée à LCN tous les vendredis à 20h ainsi qu’à QUB télé, en simultané à la radio numérique QUB, le samedi à 9h et le dimanche à 16h. Elle est aussi accessible sur demande à TVA+, en balado sur la plateforme qub.ca et sur la chaîne YouTube QUB.

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