Le maire de Québec estime que le chef des conservateurs, Éric Duhaime, n'a pas de leçon à donner en matière de manipulation des chiffres et il l'accuse de «mentir» à la population.
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«M. Duhaime a pas de leçon à donner à personne sur le fait de manipuler les chiffres. M. Duhaime est reconnu au Québec comme quelqu'un qui fait adonner les chiffres avec ce qu'il veut dire sans savoir si c'est vrai, si ça a du sens ou si c'est logique. Alors je prendrai aucune leçon de M. Duhaime là-dessus», a pesté Bruno Marchand mercredi après-midi.
Le maire de Québec réagissait à la sortie plus tôt dans la journée du chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), qui affirmait qu'il «tripote» les chiffres du sondage qui démontrait une augmentation des appuis au projet de tramway.
Piqué au vif, Bruno Marchand a reproché à M. Duhaime de cacher la vérité aux Québécois.
«Il y a un parti qui ment. Il y a un parti qui dit des choses qui sont fausses. Alors il faut les rétablir», a lancé M. Marchand, qui avait promis de réagir s'il se sentait interpellé pendant la campagne provinciale ou s'il avait besoin de rétablir les faits dans des dossiers qui touchent la Ville de Québec.
Quand Éric Duhaime affirme que les expropriations le long du tracé causent de graves préjudices, le maire estime qu'il exagère. «C'est surtout pas la catastrophe annoncée. C'est tannant depuis le début de ce projet-là : les gens qui crient au malheur, à des histoires inventées. M. Duhaime fait partie de ces gens-là, qui inventent n'importe quoi et ça finit par saper le moral des gens. Alors que c'est pas du tout le cas. C'est vrai qu'on peut répéter un mensonge 50 fois et que des gens vont finir par le croire, mais celui qui porte le mensonge 50 fois doit assumer la responsabilité de son mensonge.»
L'un des «mensonges» que le chef du PCQ propage est celui que les travaux vont durer cinq ans dans la cour des citoyens, cite le maire. «C'est faux. Personne va avoir cinq ans de travaux devant chez eux. [...] Il y a des secteurs ce sera six mois, 12 mois, 24 mois.»
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