Marc-Antoine Dequoy pourra-t-il encore faire la différence?


Benoît Rioux
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C’est une évidence: les Alouettes n’atteindront pas la finale de la Coupe Grey s’ils accordent également 58 points aux Argonauts de Toronto, samedi prochain, au stade Percival-Molson. Heureusement pour les partisans montréalais, les chances qu’une telle situation survienne sont pratiquement nulles!
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«Offensivement, nous pouvons être explosifs, mais maintenant, nous devrons l’être à nouveau la semaine prochaine», a réagi l’entraîneur-chef des Argonauts, Ryan Dinwiddie, devant la presse torontoise, samedi, après la spectaculaire victoire contre le Rouge et Noir d’Ottawa.
L’ayant emporté par le pointage de 58 à 38 grâce à une excellente performance de leur quart-arrière Chad Kelly, les Argos savent trop bien que l’unité défensive des Alouettes est beaucoup plus coriace que celle du Rouge et Noir.
Après des rencontres d’équipe prévues lundi, la formation montréalaise devrait logiquement reprendre l’entraînement, le lendemain, afin de poursuivre sa préparation. Cette prochaine finale de l’Est vient évidemment rappeler la confrontation ayant opposé les Alouettes aux Argonauts, le 11 novembre 2023 à Toronto, quand Montréal avait causé la surprise, à cette même étape des éliminatoires, avant d’aller remporter la Coupe Grey.
Dans un gain de 38 à 17, les Alouettes avaient alors intercepté Kelly à quatre reprises. Le Québécois Marc-Antoine Dequoy avait d’ailleurs donné le ton en commettant le premier larcin dès les premières minutes du premier quart pour mieux ramener le ballon sur 101 verges et inscrire un touché. Kabion Ento, Darnell Sankey et Reggie Stubblefield avaient aussi chacun réussi une interception.
Une recrue à surveiller
Un an plus tard, les Alouettes (12-5-1) devront à nouveau miser sur leur défensive pour espérer battre Kelly et les Argonauts (10-8). Toujours bien préparé, le coordonnateur défensif Noel Thorpe réserve sans doute de nouvelles surprises tandis que Dequoy, comme maraudeur, conserve la vitesse nécessaire pour couvrir les receveurs adverses en zone profonde, dont la rapide recrue Makai Polk. Auteur d’un touché, Polk a notamment complété des jeux de 70 et 57 verges contre le Rouge et Noir lors de la demi-finale de division.
Suspendu en début de campagne, Kelly a affronté les Alouettes une seule fois durant la saison régulière. Le 28 septembre, à Toronto, les Argos l’avaient emporté par le pointage de 37 à 31. Le quart-arrière des Argonauts n’avait toutefois pas été en mesure de lancer une seule passe de touché dans cette rencontre. C’est plutôt le botteur Lirim Hajrullahu qui avait été le héros du match avec huit placements en autant de tentatives.
Les unités spéciales et... les partisans
La défensive des Alouettes a l’habitude d’être efficace lorsque l’adversaire s’approche de la zone payante. C’est ainsi que les unités spéciales des deux équipes, dont les botteurs, pourraient avoir une importance cruciale, samedi prochain, au stade Percival-Molson. Autre élément important: la foule montréalaise devra jouer son rôle, celui de gêner le travail de l’attaque adverse en faisant du bruit.
Soit dit en passant, avec la victoire des Argonauts et celle des Roughriders de la Saskatchewan au cours de la journée de samedi, les clubs locaux ont maintenant une fiche de 9-1 dans les éliminatoires de la LCF depuis 2022. La seule équipe ayant réussi à s’importer en territoire ennemi? Vous l’aurez deviné: les Alouettes contre les Argonauts, en finale de l’Est, l’année dernière.