Marathon Beneva de Montréal: «Je vais courir avec mon âme et mon cœur» – Kim Clavel


Benoît Rioux
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Trois amies, deux étant affectées directement par le cancer, et une course émotive en vue pour la boxeuse Kim Clavel et ses complices, samedi.
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Des 27 000 personnes devant participer aux différentes épreuves présentées en marge du Marathon Beneva de Montréal, les histoires touchantes et inspirantes sont nombreuses. Celle rassemblant Kim Clavel, Odile Letellier et Martine Vallières-Bisson, trois femmes issues du monde de la boxe, en est un exemple frappant.
«J’ai l’habitude de courir pour m’entraîner, mais cette fois, c’est pour une autre raison : je vais courir avec mon âme et mon cœur», laisse tomber Clavel.
Pour des raisons de santé, Odile ne courra pas, mais elle sera symboliquement présente au départ du 10 kilomètres, samedi avant-midi à proximité du Parc olympique, de même qu’à l’arrivée pour accueillir ses amies.
«C’est une journée qui va être quasiment spirituelle, prévoit Clavel. Ces amies-là savent ce que c’est de trimer dur, ce sont des combattantes, des guerrières.»
Vaincre le cancer
Après le diagnostic d’un cancer du sein en 2021, Odile a appris que l’affreuse maladie était de retour, l’an dernier, pour s’attaquer aux os. Mère d’un jeune garçon, elle doit faire preuve d’une grande résilience, mordant néanmoins dans son protecteur buccal au moment d’affronter la chimiothérapie.
«Cette fille-là vient avec une douceur, elle est généreuse et c’est aussi une maman exceptionnelle, qualifie Clavel. Malgré le cancer, elle continue de rayonner et on dirait parfois que c’est elle qui remonte le moral des gens autour d’elle.»
Vallières-Bisson se remet aussi d’un cancer du sein, soit un carcinome canalaire infiltrant. Également touchée par d’autres cas autour d’elle, Clavel se fait un devoir de s’impliquer par l’entremise de la Fondation cancer du sein du Québec.

«C’est une survivante, tranche Kim, à propos de Martine. Ses cheveux ont repoussé et elle démontre que la vie ne s’arrête pas après avoir combattu le cancer. Dans le cas du cancer du sein, ça vient souvent avec une ablation et c’est toute la féminité qui est atteinte. Il faut être forte pour surmonter ça.»
Le temps que ça prendra...
Clavel précise que Vallières-Bisson était un brin nerveuse à l’idée de courir 10 kilomètres, samedi, mais elle tenait à la rassurer.
«On ne va pas là en mode compétition, on veut juste se rendre à l’arrivée. Si jamais on est à 10 minutes du kilomètre, ça va être ça», dit-elle.
À l’arrivée, au parc Maisonneuve, c’est leur amie Odile qui, tôt ou tard, sera là pour partager l’explosion d’émotions.
«J’ai hâte de le vivre et de profiter de chaque moment», anticipe Clavel.
Après la boxe, un avenir dans le «canicross»?
Kim Clavel entend d’abord terminer sa carrière de boxeuse en beauté, mais sa passion pour la course à pied l’amène à rêvasser à différents projets pour le futur, dont le «canicross».
Grande amoureuse des animaux, Clavel s’imagine très bien faire de type de courses avec un chien comme coéquipier. C’est le concept du «canicross».
«Présentement, je cours déjà, parfois 5 à 6 kilomètres, avec mon chihuahua Arturo», dit-elle, en riant, convenant que cette race n’est pas traditionnellement conçue pour les courses.

Si elle prend part au 10 kilomètres du Marathon Beneva de Montréal, samedi, la boxeuse avoue qu’elle préfère généralement courir à la campagne. Elle a un faible pour le cross-country et aimerait également un jour participer à un triathlon.
Pour l’instant, à 34 ans, Clavel espère encore effectuer quelques combats dans l’arène. Le prochain pourrait avoir lieu au mois de novembre et des pourparlers sont en cours pour un nouveau combat de championnat du monde au début de l’année 2025.