Maple Leafs - Canadien: Lane Hutson impressionne Pascal Vincent, qui évoque Adam Fox

Jonathan Bernier
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Dans la culture qu’il souhaite instaurer de haut en bas de sa pyramide, le Canadien a assurément placé la résilience et le caractère en haut de la liste. Si tel est le cas, l’état-major de l’équipe a dû aimer la façon avec laquelle ses recrues ont combattu.
Dans ce premier de deux matchs disputés face aux espoirs des Maple Leafs, ce week-end, les Montréalais n’ont pas laissé un recul de 1-3 gâcher leur après-midi. Un regain de vie en deuxième moitié de la période médiane a permis aux locaux de provoquer la tenue d’une prolongation et d’une fusillade.

Malheureusement pour le Tricolore et les quelque 15 000 spectateurs présents, Fraser Minten a marqué le but qui a changé la donne, les Leafs l’emportant 4 à 3.
Évidemment, le résultat de cette rencontre importe peu. Ce que la direction du Canadien voulait surtout voir, c’est qui serait en mesure de se démarquer au sein de ce groupe, dont la majorité vient de sortir des rangs juniors et universitaires américains.
Une foule conquise
En tête de lice, on retrouve Lane Hutson. Le défenseur a soulevé la foule en démontrant l’éventail de son talent: vision du jeu, main agile, coup de patin efficace. Il a été au centre de quelques occasions de marquer. En prolongation, il a passé près de s’échapper à deux occasions. La première fois après avoir lui-même créé un revirement.
«On connaît son talent. Mais ce qui m’a impressionné le plus, [c’est] l’énergie qu’il amène sur le banc, a lancé Pascal Vincent, au terme de la rencontre. C’est sa qualité numéro un. Il est passionné par la game, il veut faire la différence dans les moments importants. Il aime jouer au hockey.»
Maintenant, on peut se demander si les quelques feintes de la tête et les déplacements latéraux qui ont médusé ses adversaires auront le même résultat face à des joueurs de la LNH.
«Ces défenseurs-là, comme Adam Fox avec les Rangers, ils ont la capacité d’apprendre à s’ajuster avec ce qui vient à eux. La LNH, ça va être plus rapide, les gars seront plus gros, ils auront plus d’expérience, mais ses coéquipiers aussi, a expliqué Vincent. Les gars vont s’ouvrir plus rapidement pour lui. Il va être capable de voir ces options-là. Ça va être un bon joueur. Je ne suis pas inquiet.»
Des p’tits gars nerveux
À la droite d’Hutson, Logan Mailloux, à qui la direction avait donné le mandat de capitaine, a également bien fait. Dans son cas, on a vu une progression au fur et à mesure que le match progressait. À l’image de quelques-uns de ses coéquipiers, il lui a fallu chasser la nervosité avant d’être réellement efficace.
«Ça se sentait sur le banc. Il y avait une grosse foule. Les gars voulaient bien faire, a indiqué Vincent, lui-même enivré par cette expérience. On gérait la rondelle avec la nervosité, donc c’était un peu défectueux. En troisième période, les gars étaient plus confiants et plus habitués.»
Florian Xhekaj, lui, a trouvé une façon de chasser rapidement ce stress. Visiblement, il avait hâte de montrer qu’il pouvait se débrouiller aussi bien que son grand frère au bout du poing.
Dès sa première présence, il a engagé le combat contre Chas Sharpe, sans qu’aucun évènement n’ait réellement mené à cette altercation. C’est à se demander si Xhekaj portait ses gants en sautant sur la glace. Il faudrait voir la reprise.
«Il avait établi son plan de match et il l’a suivi. C’était sa décision. Ça a donné le ton. Il est aussi capable de jouer au hockey. Il a marqué 37 buts l’an passé [à Brantford, saison et séries combinées].»
Adam Engström, Tyler Thorpe et Owen Beck ont été les buteurs du Canadien. Samuel Richard a défendu le filet du Tricolore pendant les 60 minutes. Il a accordé 3 buts sur 27 lancers.
QUELQUES OBSERVATIONS
ADAM ENGSTRÖM
Il s’est fait prendre en défaut par Easton Cowan en zone neutre, mais ce fut son seul faux pas. Sa lecture du jeu est bonne. C’est ce qui l’a incité à appuyer l’attaque lors du but qu’il a marqué. Cette même vivacité d’esprit lui a permis de créer une occasion de marquer pour Charles Savoie.
DAVID REINBACHER
Il a offert une performance inégale. Sans doute en raison de la nervosité. Mais il a assurément du potentiel. Il a démontré une certaine robustesse le long des rampes. Il a affiché de l’intensité en replis défensifs, spécialement contre le rapide Cowan.
OWEN BECK
Assurément l’attaquant le plus complet dans le camp du Canadien. Il a marqué, il a parcouru les 200 pieds de la patinoire d’un trait à plusieurs occasions, il s’est impliqué défensivement. Plonger pour faire avorter une sortie de zone, dans un match des recrues, il faut le faire.
FLORIAN XHEKAJ
Il a jeté les gants dès sa première présence, mais c’est à peu près tout ce qu’on a vu. Oui, il se sert de ses épaules pour distribuer des mises en échec, mais il ne sort pas souvent des coins de patinoire avec la rondelle.
JARED DAVIDSON
Dans l’ombre de plusieurs autres, il a affiché une belle combativité. Il aime se présenter au filet, même si ça implique de recevoir des coups. Il a également réussi à se démarquer et à se faufiler derrière la défense adverse.