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Manque de maturité et indiscipline dans l’autopsie de la défaite en 5 matchs du Rocket contre les Marlies de Toronto

Les attentes étaient élevées envers le club-école du Canadien dans les séries éliminatoires de la coupe Calder

MARTIN ALARIE / JAGENCE QMI
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-05-11T16:08:09Z

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Pascal Vincent et des vétérans ont encerclé à gros traits ce qui a fait défaut dans la saison 2025-2026 et les séries éliminatoires du Rocket de Laval. Le contrôle des émotions, l’indiscipline et le manque de maturité ont mis un gros frein dans le parcours de l’équipe qui visait un long printemps à Laval.

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Après une saison durant laquelle ils ont terminé au premier rang de la division Nord, les hommes de Pascal Vincent ont trébuché dès leur première série. « En perdant la tête » au second match du duel face aux Marlies de Toronto, comme l’a signalé le défenseur de 29 ans Tobie Paquette-Bisson, ils ont laissé leurs grands rivaux prendre le contrôle.

« Ce qui s’est passé au deuxième match est inacceptable selon moi, a laissé tomber Paquette-Bisson en conférence de presse à la Place Bell, lundi matin, au bilan du Rocket. Pour un groupe plus vieux que l’an passé, on a manqué de maturité. On a perdu la tête, un peu comme durant toute la saison. »

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Le défenseur reconnu pour son franc-parler, qui lui avait d’ailleurs coûté son poste au sein de l’organisation il y a deux ans, n’est pas passé par quatre chemins pour expliquer la défaite des siens après une fin de saison bien ordinaire et un laissez-passer au premier tour.

Point tournant

Effectivement, le Rocket a perdu le nord dans ce deuxième match qu’il menait 2 à 0 devant ses partisans il y a 10 jours. Les hommes de Pascal Vincent avaient alors écopé de 12 punitions mineures après les 10 premières minutes de jeu, en plus des pénalités d’inconduite imposées à Samuel Blais et Florian Xhekaj.

Survitaminés par la présence de plusieurs joueurs des Maple Leafs, les Marlies avaient marqué quatre buts en supériorité numérique dans leur victoire de 6 à 2.

Ce fut le point tournant. Ils avaient ensuite remporté le troisième match par la même marque alors que le Rocket avait écopé de cinq pénalités en troisième période.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

« Dans ces matchs, on s’est pas mal tirés dans le pied, a admis l’entraîneur-chef Pascal Vincent, évidemment très déçu de cette fin de parcours hâtif. Le contrôle des émotions fait partie du développement. Il a été un problème en saison régulière et en séries éliminatoires. Il faudra absolument gérer ça. »

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Conséquences ?

Selon Paquette-Bisson, le manque de maturité aurait coûté au moins cinq victoires en saison régulière.

« Les arbitres ne nous aimaient pas, parce qu’on chialait tout le temps », a-t-il souligné en souhaitant que le problème soit abordé et réglé l’an prochain.

Auteur de deux buts et sept points dans cette série au meilleur de cinq matchs face aux Marlies, l’attaquant Laurent Dauphin a admis qu’avec la volonté de gagner viennent beaucoup d’émotions.

« Mais on doit contrôler ça, a affirmé en point de presse celui qui n’était pas à 100 % de sa forme physique en fin de saison. On doit aborder le problème l’an prochain et établir des conséquences. »

Déception

La meilleure campagne en carrière du vétéran Alex Belzile s’est aussi terminée en queue de poisson. Selon lui, le contrôle émotif s’apprend avec de la volonté et de l’ouverture.

« Ce sont les équipes qui gèrent mieux leurs émotions qui ressortent avec la victoire, a rappelé l’attaquant qui fêtera ses 35 ans en août.

Photo Pierre-Paul Poulin
Photo Pierre-Paul Poulin

« C’est décevant. Nous avions une excellente équipe toute la saison. C’était un groupe très uni qui cherchait constamment à devenir meilleur. »

Comme l’a mentionné Vincent à plusieurs occasions dans son bilan, les instructeurs ne sont pas satisfaits de cette sortie. « La pilule ne passe pas bien », a-t-il assuré moins de 48 heures après la défaite de son équipe.

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