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Manny Pacquiao Promotions a des visées sur Montréal

Il fait équipe avec le Montréalais Jas Mathur, chef de la direction de Manny Pacquiao Promotions depuis décembre dernier

Jas Mathur, chef de la direction de Manny Pacquiao Promotions, en compagnie du légendaire boxeur Manny Pacquiao.
Jas Mathur, chef de la direction de Manny Pacquiao Promotions, en compagnie du légendaire boxeur Manny Pacquiao. Photo fournie par Karyzma Agency
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2026-03-08T19:00:00Z
2026-03-08T22:17:10Z

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L’opportunité de réaliser une entrevue avec le légendaire boxeur Manny Pacquiao est tombée du ciel. La présence du Québécois Jas Mathur, chef de la direction de Manny Pacquiao Promotions depuis décembre dernier, n’est pas un hasard, tout comme le fait que Montréal figure désormais dans les plans de l’entreprise. 

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« C’est un bon ami et un bon homme d’affaires », souligne immédiatement Pacquiao, à propos de Mathur.

Partageant l’écran depuis les Philippines, son pays natal, Pacquiao avoue ne pas trop connaître Montréal, à part quelques échos voulant qu’il s’agisse d’un bon marché pour tenir des événements de boxe. Encore jeudi soir, au Casino de Montréal, le promoteur Eye of the Tiger Management en a mis plein la vue avec un gala où Steven Butler et Jhon Orobio ont alimenté le spectacle avec chacun une victoire par K.-O.

Mathur, 41 ans, jure qu’il veut maintenant faire venir Pacquiao à Montréal, à titre de promoteur, dans la prochaine année, possiblement en novembre ou en décembre prochain. On imagine même un événement avec un partenaire local du nom de Jean Pascal (voir autre texte).

« Je veux avoir la chance d’apporter Manny à Montréal, c’est comme un rêve, j’ai le goût de redonner et la ville a besoin de ça, laisse tomber Mathur, qui a grandi à Dollard-des-Ormeaux. Manny, ce n’est pas juste un boxeur, c’est une icône. »

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On ne sait pas exactement quand, mais le jour viendra où Pacquiao ira visiter l’Orange Julep, un rendez-vous obligatoire pour Mathur chaque fois qu’il revient à la maison, lui qui habite maintenant en Californie.

Plus rien à prouver

À propos de Pacquiao, on comprendra qu’il espère d’abord et avant tout se concentrer sur le grand événement du 19 septembre, à Las Vegas, au cours duquel il a rendez-vous dans le ring, malgré ses 47 ans, pour sa revanche contre le tout aussi légendaire Floyd Mayweather fils, invaincu en 50 combats et maintenant âgé de 49 ans.

« J’ai l’opportunité de montrer que je peux toujours me battre et surtout gagner », tranche Pacquiao, questionné sur ses motivations, lui qui avait perdu par décision unanime contre Mayweather fils lors de leur précédent combat, le 2 mai 2015.

Le Philippin a pourtant déjà remporté des titres majeurs dans huit différentes catégories de poids. Il a aussi été intronisé, en juin dernier, au Temple de la renommée internationale de la boxe, à Canastota, dans l’État de New York.

« Je suis fier de tout ce que j’ai fait dans ma carrière, surtout en tentant compte d’où je viens, dit l’athlète ayant grandi dans la pauvreté sur l’île de Mindanao. Je crois avoir fait la preuve qu’il n’y a rien d’impossible dans la vie. »

De l’argent à redonner

L’argent fait naturellement partie des autres motivations de Pacquiao pour ce nouveau combat contre Mayweather fils, qui sera diffusé en direct à l’échelle mondiale sur Netflix. Boxeur et philanthrope, il compte en faire profiter la population des Philippines, comme ce fut largement le cas dans le passé. Le champion tient aussi à ce qu’il y ait d’autres boxeurs originaires de son pays dans la sous-carte.

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« Manny est un gars qui aime redonner à la société, conclut Mathur. Il n’a pas d’ego, il est né pour rendre et voir les gens heureux autour de lui. »

Jean Pascal : promoteur et... toujours boxeur

Le Québécois Jean Pascal a toujours eu de la gueule. Un peu plus sage et posé qu’avant à 43 ans, il prend néanmoins plaisir dans son nouveau rôle de gérant, notamment en vantant son poulain Brandon Poulard.

Poulard, 26 ans, est aussi son neveu, le fils de son frère Nicholson. Le 28 février dernier, dans un casino de l’État de New York, le jeune homme a remporté son troisième combat en autant de duels chez les professionnels. Il était alors de la sous-carte d’un gala organisé par Manny Pacquiao Promotions.

Le boxeur québécois Brandon Poulard, en compagnie de Jean Pascal.
Le boxeur québécois Brandon Poulard, en compagnie de Jean Pascal. Photo fournie par Karyzma Agency

Des discussions ont eu lieu, mais Jean Pascal assure n’avoir rien à annoncer pour le moment.

« Brandon a très bien fait, il m’a impressionné », vient noter Pascal, en redirigeant l’entrevue accordée au Journal en compagnie du jeune boxeur.

« Comme un prince »

Poulard l’a donc emporté avec un K.-O. brutal contre le pauvre Américain Charles Scott fils. C’est avant même le début du combat que le promoteur a été impressionné quand le retard d’un inspecteur devant mener un test antidopage de même qu’une erreur sur la chanson pour l’entrée sur le ring n’ont pas réussi à ébranler le jeune Poulard.

« Jean prend soin de moi, il est encore plus gentil comme promoteur que comme oncle, lance pour sa part le jeune homme, en boutade. Je me sentais comme un prince alors qu’il transportait même ma valise, le week-end dernier. »

« Je m’occupe bien de lui et je le pousse, non pas parce que c’est mon neveu, mais parce qu’il a vraiment un bon potentiel comme boxeur », note aussitôt Pascal.

Ça discute fort !

Là où ça devient particulièrement intéressant, c’est que Poulard a assez bien fait pour intéresser Manny Pacquiao Promotions pour d’autres événements à venir.

En sous-carte du duel entre Pacquaio et Floyd Mayweather fils, le 19 septembre prochain, dans la Sphere de Las Vegas ?

« Ce serait incroyable », s’emballe Poulard.

Pascal assure que nous n’en sommes pas là encore. Il est aussi trop tôt pour affirmer qu’un événement d’envergure se dessine, à Montréal, vers la fin de l’année 2026. Disons simplement que ça discute fort, notamment avec le Montréalais Jas Mathur, nouveau chef de la direction de Manny Pacquiao Promotions. En attendant, Pascal n’exclut pas un retour dans le ring pour lui au cours des prochains mois, « possiblement en mai ».

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