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Mannes, la petite baveuse qui nargue Spencer

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-09-04T20:20:06Z

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Imaginez une petite baveuse qui vient vous rendre visite et qui commence immédiatement à vous narguer. C’est ce que Naomi Mannes a fait à Mary Spencer. 

L’Allemande (7-2-1, 4 K.-O.) affrontera la Montréalaise (8-2, 6 K.-O.) dans un combat de Championnat du monde intérimaire WBO des super-mi-moyens (154 lb) et elle ne s’est pas gênée pour provoquer Spencer qui n’a pas bronché.

«Elle est assez vieille, son temps est passé et il faut savoir quand est venu le temps d’arrêter», a lancé Mannes après la conférence de presse de mardi.

«Je ne dis pas que je vais lui passer le K.-O., mais je suis rapide, plus qu’elle, je suis plus petite, mais ça sera à mon avantage, a insisté Mannes. Elle a une plus grande portée, mais elle est très lente, donc prévisible, et son cardio n’est pas le meilleur.»

«Vieille»

La boxeuse de 29 ans a poursuivi en mentionnant que Spencer, qui est de dix ans son aînée, s’était inclinée deux fois en Championnat contre une boxeuse qu’elle semble juger ordinaire.

«Elle a perdu deux fois contre Femke Hermans qui est une bonne boxeuse, mais qui n’est pas la meilleure techniquement.»

Et elle ne s’est pas arrêtée en si bon chemin en continuant de provoquer Spencer.

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«Ce n’est pas une boxeuse, c’est une batailleuse. Ça marche chez les amateurs parce que tu n’as que trois rounds de trois minutes, mais elle s’épuise en cherchant à obtenir le K.-O. et quand elle ne l’obtient pas, elle manque de jus.

«Je vais danser autour d’elle jusqu’à ce qu’elle s’épuise, elle ne me touchera pas, va devenir frustrée et va brûler encore plus d’énergie et c’est ce qui va me permettre de l’emporter.»

Des excuses

«Je pense qu’elle commence à préparer ses excuses parce qu’elle se bat parfois dans une catégorie de poids inférieure», a lancé Spencer avec un sourire en coin, visiblement pas déstabilisée par Mannes.

Elle entend d’ailleurs faire souffrir son adversaire dans le ring.

«Son attitude ajoute au plaisir de lui faire mal. Chaque fois que je me bats, je veux toujours faire mal à mon adversaire, mais après coup je ne me sens pas toujours bien. Il y a certaines filles pour qui je me faisais réellement du souci.

«Mais c’est le genre de fille pour qui ça ne sera pas le cas. Je vais savourer chaque occasion de lui faire mal et m’amuser.»

Pas une troisième fois

Revenons à ces deux affrontements face à la Belge Femke Hermans, deux défaites par décision. La première, en 2022, a été unanime en Championnat du monde IBO et l’autre, en 2023, a été partagée en Championnat du monde IBO et IBF.

«Je ne raterai pas ma troisième chance, j’en suis sûre, a martelé Spencer, convaincue. Une amie qui est une cogneuse m’a dit que quiconque peut être frappé peut être battu et elle peut très certainement être frappée. Et j’ai la puissance pour changer les choses dès que le coup la touche.»

Ce combat prestigieux n’est pas la finale ni même la demi-finale d’un gala relevé où deux autres ceintures seront à l’enjeu.

En demi-finale, Imam Khataev (7-0, 7 K.-O.) affrontera Ezequiel Maderna (31-12, 21 K.-O.) pour le titre NABF des mi-lourds (175 lb) et en finale, Arthur Biyarslanov (14-0, 13 K.-O.) sera opposé à Tamas Kiliti (10-0, 6 K.-O.) pour la ceinture NABF des super-légers (140 lb).

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