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Manifestations et violente répression en Iran: le régime islamique pourrait-il s'effondrer?

AFP
Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2026-01-08T20:34:13Z

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Au 12e jour de manifestations en Iran, la colère de la population continue de grandir malgré la violente répression orchestrée par les forces de l’ordre. Est-ce le début de la fin pour le régime islamique? Voici ce que l’on sait.

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L’économie iranienne va mal. La valeur du rial, la monnaie iranienne, a atteint un creux à la fin de l’année 2025.

Le taux d’inflation était de 52% en décembre, selon les statistiques officielles iraniennes. L’inflation se maintient d’ailleurs autour de 40% par année depuis la pandémie de COVID-19.

La baisse du pouvoir d’achat qui en résulte, ainsi que les pénuries chroniques de produits de bases provoquées par des sècheresses historiques et les sanctions économiques imposées par les États-Unis tiennent la population en otage depuis plusieurs mois.

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Le 28 décembre, des commerçants du Grand Bazar de Téhéran ont décidé de fermer boutique pour manifester. Les étudiants de plusieurs grandes universités se sont joints à eux dans les jours suivants. Le mouvement de contestation regroupant des milliers de personnes s’est ainsi propagé à plusieurs régions du pays.

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Le régime n’a pas tardé à réagir: le bilan de la répression policière est maintenant de «dizaines de morts» et de centaines de blessés, selon des ONG. Au moins 1200 personnes ont aussi été arrêtées, selon Human Rights Activists News Agency.

Le régime dans la mire des manifestants

Les manifestations économiques qui ont mis le feu aux poudres à la fin du mois de décembre ont pris une tournure politique dans les derniers jours.

«À bas le dictateur», «Mort à Khamenei», «ni Gaza ni le Liban, ma vie pour l’Iran»: des slogans anti-régime ont été entendus dans plusieurs grandes manifestations à travers le pays, selon diverses agences de presse.

«Les revendications sont maintenant liées à la nature du régime, avec des contestations également liées à la nature du pouvoir», a indiqué l’historien spécialiste du Moyen-Orient Jonathan Piron dans une entrevue accordée à L’Orient-Le jour.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran en novembre 2024.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran en novembre 2024. MEGA/WENN

Pour la première fois, le président iranien Masoud Pezeshkian a qualifié les revendications économiques du peuple de «légitimes», une déclaration qui illustre l’effritement des fondations du régime islamique, ont souligné des analystes.

L’ampleur de la révolte demeure toutefois moins importante que lors des manifestations qui ont secoué le pays après l’emprisonnement et la mort de l’étudiante Mahsa Amini pour un voile mal porté en 2022.

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Les États-Unis menacent d’intervenir

Les menaces contre le régime du dirigeant suprême de la République islamique, Ali Khamenei, ne proviennent pas seulement de l’intérieur.

Le 2 janvier, le président américain Donald Trump a lui aussi lancé un avertissement aux autorités iraniennes.

«Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les États-Unis d’Amérique viendront à leurs secours», a-t-il déclaré sur Truth Social.

Le pouvoir iranien a répondu qu’il entendait continuer de se montrer «ferme» envers les manifestants.

Le chef du pouvoir judiciaire de l’Iran a ainsi précisé qu’il n’y aurait «aucune clémence» pour «quiconque aiderait les ennemis de l’Iran», accusant les États-Unis de chercher à profiter de la situation pour déstabiliser encore davantage le pays.

— Avec l'AFP, le Washington Post, France 24 et BBC.

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