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Manifestant abattu à Minneapolis: Trump tente de jouer l'apaisement

MEGA/WENN

AFP

2026-01-26T17:48:14Z

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Après avoir défendu les policiers de l'immigration avec autant de virulence qu'il a critiqué les manifestants mobilisés contre eux, Donald Trump a tenté lundi de jouer l'apaisement après la mort d'un infirmier à Minneapolis sous les balles d'agents fédéraux.

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Dans un message sur son réseau Truth Social, le président américain a ainsi expliqué avoir eu «une très bonne conversation» téléphonique avec l'une de ses bêtes noires, le gouverneur démocrate du Minnesota, l'État du nord où se trouve Minneapolis, théâtre de nombreuses manifestations contre la police anti-immigration (ICE).

«Nous semblons en réalité être sur la même longueur d'onde», a dit le président républicain à propos de Tim Walz, ancien colistier de son adversaire démocrate à la dernière présidentielle, Kamala Harris, qu'il n'a pourtant eu de cesse d'insulter ces dernières semaines, allant jusqu'à le traiter d'«attardé».

Le milliardaire de 79 ans dit maintenant vouloir coopérer avec le gouverneur démocrate et a précisé qu'il le mettrait en relation avec son conseiller spécial responsable de l'immigration, Tom Homan, dépêché lundi à Minneapolis.

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«J'envoie Tom Homan dans le Minnesota (nord) ce soir. Il n'a pas été impliqué dans cette zone, mais il connaît et apprécie beaucoup de gens là-bas. Tom est sévère, mais juste et il me rendra compte directement», a écrit le président américain dans un autre message sur Truth Social.

Le «tsar des frontières», ainsi qu'il est connu dans les médias américains, est l'un des principaux architectes de la politique anti-immigration menée par le gouvernement américain.

- Deux morts -

Mais Tom Homan apparaît moins exposé médiatiquement que d'autres figures de l'administration Trump face à l'émoi suscité par les morts à Minneapolis d'Alex Pretti samedi et de Renee Good le 7 janvier, deux citoyens américains abattus par des agents fédéraux en marge de mobilisations contre des opérations d'ICE.

À l'inverse, la ministre à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a été prompte, comme d'autres responsables, à venir au secours des policiers fédéraux impliqués tout en attaquant les victimes, sans attendre que de quelconques enquêtes soient menées.

Sa gestion des événements serait très critiquée à la Maison-Blanche, selon la presse américaine, qui rapporte aussi de vifs désaccords entre elle et Tom Homan.

Le président américain a fait preuve dimanche soir d'une relative retenue, inhabituelle, en disant au Wall Street Journal à propos de la mort de l'infirmier Alex Pretti: «Nous examinons la situation, nous passons tout en revue et nous rendrons une décision.»

Le ton est différent de celui adopté par exemple par le très influent et très radical conseiller Stephen Miller, qui a qualifié Alex Pretti d'«assassin», dans un message relayé sur X par le vice-président JD Vance.

La lutte contre l'immigration clandestine était une promesse de campagne essentielle de Donald Trump, mais les sondages montrent un rejet croissant par les Américains de la manière dont cette politique est mise en œuvre.

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