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Malgré une surprenante première saison dans la LNH, Brandon Bussi doit maintenant se contenter du rôle de spectateur

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-05-28T22:00:00Z

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RALEIGH | Brandon Bussi a dû trimer dur devant les filets de l’Université de Western Michigan et des Bruins de Providence avant d’obtenir une première chance dans la LNH à 27 ans, devant celui des Hurricanes de la Caroline.

L’Américain originaire de Sound Beach, dans l’État de New York, n’a pas raté son entrée en scène, cet hiver. En 39 rencontres cet hiver, Bussi, qui n’a jamais été repêché, a présenté un dossier de 31-6-2.

Sa tenue fut telle que, à un certain moment de la campagne, il a délogé Frederik Andersen du poste de numéro un. Du 28 novembre au 26 février. Il a amorcé 22 des 35 matchs des Hurricanes. Il faut dire que le vétéran de longue date avait connu un début de saison plutôt chaotique.

Malgré cette excellente première campagne, qui lui a permis de signer un nouveau contrat de trois ans, le 16 février, Bussi a été relégué au rôle d’auxiliaire dès le début des séries éliminatoires.

« Ce n’est pas moi qui prends les décisions », a lancé Bussi lorsqu’il a été interrogé par l’auteur de ces lignes à ce sujet, avant le début de cette finale de l’Association de l’Est. « Je n’avais aucune attente. »

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« Comme tu peux le voir, Freddy est un véritable mur devant le filet. Tout ce qu’il fait, la façon dont il maîtrise le jeu, c’est incroyable. Particulièrement sur les patinoires adverses, dans un environnement hostile », a-t-il poursuivi. « Il est tellement calme. »

Des soirées peu chargées 

À ce moment-là, affirmer que le Danois est un mur était pratiquement un euphémisme. Avant que ne s’amorce cette série contre le Canadien, Andersen présentait un taux d’efficacité de ,950 et une moyenne de but alloué de 1,12. Il était invaincu en huit matchs et comptait deux blanchissages à son dossier. Ça s’est gâté par la suite. Au cours des deux premiers matchs, il a accordé sept buts sur 33 lancers. Ce qui lui fait afficher un taux d’efficacité de ,788 et une moyenne de buts alloués de 3,48. 

C’était assez pour qu’on se demande si Bussi n’allait justement pas obtenir une première présence en séries. Rod Brind’Amour a admis avoir pensé à retirer Andersen lors du premier match (remporté 6 à 2 par le Canadien), mais il ne l’a pas fait.

Il faut dire que le système de jeu pratiqué par les Hurricanes n’est pas étranger aux succès de leurs gardiens. Au cours de la saison, la troupe de Brind’Amour a accordé une moyenne de 23,9 tirs au but par rencontre. Aucune équipe n’a fait mieux. Depuis le début des séries, ils n’en ont accordé qu’une moyenne de 22,2. C’est encore une fois bon pour le sommet.

« J’adore notre groupe de défenseurs. Ils sont tellement habiles à refermer l’espace en ne donnant pas de temps à l’autre équipe pour faire des jeux », a indiqué le gardien. « Ça fait en sorte que le nombre de tirs est limité. On veut être une équipe de possession de rondelle. On veut être constamment sur le porteur de la rondelle si nous ne l’avons pas. On veut contrôler le match. »

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Être là quand ça compte

Évidemment, ça a du bon. Mais cette stratégie peut receler certains pièges comme on peut le voir contre le Tricolore.

« Les gars ont acheté le système, et notre groupe de leaders fait tout un travail », a souligné Bussi. « Devant le filet, le fait qu’on ne reçoive pas autant de tirs que les autres équipes rend chacun d’eux plus important. »

« Tu dois t’assurer de rester concentré, car tu ne sais jamais quand viendra le moment où tu devras t’illustrer. Mais tu t’habitues quand même rapidement », a-t-il poursuivi. « Notre travail, c’est d’être là quand ça compte ! »

Même s’il doit se contenter du rôle de spectateur depuis le début des séries éliminatoires, Bussi savoure chaque moment de ce parcours qui, jusqu’ici, a mené les Hurricanes à leur quatrième finale de l’Association de l’Est en huit ans.

« C’est différent de ne pas être impliqué autant que pendant la saison, mais ça demeure plaisant. Tu te présentes à l’entraînement chaque jour, tu veux amener de l’énergie positive et t’assurer que les gars ressentent du plaisir et qu’ils sont prêts », a-t-il soutenu.

« Jusqu’ici, c’est une superbe expérience et je prends grand plaisir à évoluer au sein de cette équipe. J’ai hâte de voir ce que l’on peut accomplir », a-t-il conclu.

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