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«Malade comme un chien», il réussit néanmoins à se qualifier pour les quatre étapes de la Coupe du monde de l’hiver

Photo Didier Debusschère
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-01-07T22:32:45Z

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Fiévreux et «malade comme un chien» à l’aube de disputer la course la plus importante de sa saison, le patineur de vitesse longue piste Cédrick Brunet a néanmoins réussi à se qualifier pour les étapes de la Coupe du monde de l’hiver.

Du 2 au 5 janvier, l’Anneau olympique de Calgary était le théâtre des Essais canadiens qui servaient de sélection pour les quatre dernières épreuves de la saison de Coupe du monde.

Incapable de se qualifier pour les épreuves de l’automne, Brunet jouait gros lorsqu’il s’est pointé à Calgary. «Même si je me sentais comme une vidange la première journée où j’ai été malade, a imagé le patineur de 24 ans spécialiste du 500 m, c’était certain que j’allais faire la course. Je voulais tout donner et sortir avec la tête haute. Il n’était pas question que je me retire et que j’aie des regrets.»

«J’ai poussé mon corps jusqu’au bout, d’ajouter Brunet. J’ai sorti mon meilleur résultat de la saison. Je suis encore plus content de m’être qualifié en surmontant l’adversité.»

Une motivation supplémentaire

L’automne n’a pas été facile pour Brunet, qui est demeuré à Québec pour s’entraîner alors que ses coéquipiers se sont envolés vers l’Asie pour les Championnats des quatre continents de patinage de vitesse de l’ISU et les deux premières étapes de la Coupe du monde.

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«Ce fut difficile de ne pas me qualifier cet automne, mais je m’en suis servi plus comme motivation qu’autre chose, a-t-il expliqué. J’imaginais cette course à Calgary depuis quelques mois et je l’ai bien exécutée.»

«Quand nous étions en Asie, Cédrick n’a pas perdu son temps et ne s’est pas découragé, de renchérir l’entraîneur-chef Gregor Jelonek. Son travail a été récompensé.»

Préqualifié pour les quatre étapes à venir, Laurent Dubreuil n’avait pas à se présenter à Calgary. Anders Johnson, Cédrick Brunet et Christopher Fiola compléteront le quatuor canadien au 500 m. La sélection pour le championnat mondial en Norvège se déroulera lors de la dernière Coupe du monde de la saison à Heerenveen, aux Pays-Bas.

Coup d’éclat

Brunet avait surpris la planète du patinage de vitesse à l’automne 2022 en terminant au troisième rang des Essais canadiens à Calgary, se qualifiant du même coup pour la Coupe du monde et laissant présager qu’il se retrouvait dans le top 3 au pays.

Depuis ce moment de grâce, Brunet a vécu des hauts et des bas. «J’étais jeune, je n’avais aucune pression et j’avais performé au-dessus de ma tête, a-t-il résumé. Ma progression n’a pas été aussi rapide que souhaité au cours des deux années qui ont suivi mon coup d’éclat.»

«J’ai toutefois réussi un record personnel en mars dernier à Calgary et ce fut une bonne tape dans le dos qui m’a fait réaliser que j’étais rendu dans la vraie ligue, de poursuivre Brunet. J’ai aussi amélioré ma force mentale.»

Brunet prend exemple sur Dubreuil, qui est toujours parmi les meilleurs patineurs au monde à 32 ans. «Je suis encore jeune et un gars comme Laurent continue encore de s’améliorer. Dans mon cas, le meilleur est à venir. J’y suis allé assez pour prendre de l’expérience en Coupe du monde. Le moment est venu de livrer la marchandise.»

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