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Magdeleine Vallières devient une ambassadrice inespérée pour Montréal 2026

L’organisation des Mondiaux de cyclisme recherche activement des partenaires financiers pour l’événement

Photo Yves Perret / Montréal 2026
Photo portrait de Jean-François Racine

Jean-François Racine

2025-09-29T21:06:34Z

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L’incroyable victoire de la Québécoise Magdeleine Vallières, nouvelle championne du monde de cyclisme sur route, amène un vent de fraîcheur inespéré pour l’organisation de Montréal 2026, toujours à la recherche de partenaires financiers pour l’événement.

Moins de deux jours après son titre mondial tout à fait inattendu, l’athlète de Sherbrooke avait encore de la difficulté à réaliser à quel point sa carrière sportive et sa vie risquaient de changer complètement après ce séjour au Rwanda.

En quittant l’Afrique, la sportive de 24 ans avait un long voyage de près de 18 heures pour rejoindre sa base d’entraînement en Espagne. Avec encore deux courses à son calendrier, elle pourra déjà étrenner son nouveau maillot arc-en-ciel avant la pause hivernale.

Photo Yves Perret / Montréal 2026
Photo Yves Perret / Montréal 2026

Même si son retour au Québec ne se fera pas immédiatement, l’ampleur de son exploit inédit se fait toujours sentir. Magdeleine a déjà été sacrée championne canadienne junior en 2019, mais jamais au niveau élite. Elle est désormais la cycliste féminine la plus en vue sur la planète, avec un argument massue pour renégocier son contrat avec son équipe EF.

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Visibilité exceptionnelle

«Je n’ai pas beaucoup dormi depuis deux jours. Ça rentre tranquillement et ça va devenir un peu plus réel. Quand je vais porter le maillot, je vais réaliser que c’est vrai ce qui vient de se passer. Juste dans le peloton, on va me regarder plus qu’avant!» a-t-elle lancé, encore sur un nuage.

À court terme, la nouvelle championne s’alignera au «Giro dell’Emilia» le 4 octobre, en Italie, puis aux Trois vallées varésines quelques jours plus tard.

Photo Yves Perret / Montréal 2026
Photo Yves Perret / Montréal 2026

Pour les organisateurs de Montréal 2026, Magdeleine Vallières devient d’un seul coup la meilleure ambassadrice pour propulser l’événement à un niveau supérieur.

«C’est vraiment spécial de pouvoir porter le numéro 1 chez nous à la maison l’an prochain. Kigali nous a super bien reçus mais à Montréal, on va leur montrer quelque chose d’assez spécial aussi. Ça sera spécial de pouvoir représenter le Québec sur la scène internationale.»

Vallières explique d’ailleurs qu’elle regarde les Grands Prix cyclistes depuis son enfance. Lors de la première présentation, elle était âgée de moins de 10 ans à peine. Dans un an, elle sera la championne du monde en titre sur la ligne de départ de Montréal.

Un rêve

«Ça fait longtemps que je regarde les Grands Prix. C’est la première course de vélo que j’ai vue. Je rêve de courir sur ces routes. En plus, ce sont les championnats du monde sur Camillien-Houde. Je n’ai pas eu le temps d’étudier les parcours mais c’est un bon circuit!»

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À la fin des Mondiaux de Kigali, après la seconde victoire de Tadej Pogacar, l’UCI a officiellement transmis le drapeau à la délégation montréalaise, encore emballée par la surprise de samedi. Plus de 35 000 personnes ont assisté à ce symbole protocolaire.

Photo Yves Perret / Montréal 2026
Photo Yves Perret / Montréal 2026

«On est super heureux et comblé pour Magdeleine. Pour nous, c’est un cadeau qui tombe du ciel. Chaque fois que nous allons voir du cyclisme féminin, on va tous chercher le maillot arc-en-ciel. Il sera remis en jeu le 20 septembre 2026 et nous aurons cette chance», a avoué le directeur général de Montréal 2026, Joseph Limare.

L’organisation espère également que cette victoire motivera les partenaires publics et privés, puisque l’objectif des prochains mois sera de trouver du financement.

«Depuis plusieurs années, on travaille très fort pour convaincre les partenaires publics et même les partenaires privés. Il ne faut pas que ça s’arrête après les championnats du monde. Ça sera une immense fête à Montréal», a précisé M. Limare, qui souhaite l’ajout de courses féminines à partir de 2027.

Photo STEVENS LEBLANC
Photo STEVENS LEBLANC

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