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Macklin Celebrini, le joueur qui peut changer la culture d’une équipe (comme le Canadien?)

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-04-12T19:30:00Z

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SAINT PAUL, Minnesota | À deux lettres près, il se serait appelé «celebrity». D’un seul tir jeudi, il a fait soupirer d’admiration les milliers de spectateurs qui assistaient à la première demi-finale du Frozen Four. Mais aux yeux de Kent Hughes, le futur premier choix au repêchage, Macklin Celebrini, apportera beaucoup plus à l’organisation qui le sélectionnera, en juin prochain.

Partisans du Canadien, ne vous emballez toutefois pas trop vite. Comme ce fut le cas l’an dernier dans le cadre de la «loterie Connor Bedard», Montréal a présentement 8,5% de chance d’obtenir le premier droit de parole lors du repêchage qui se tiendra dans la Sphere de Las Vegas, le 28 juin.

On s’en souvient: en 2023, le CH n’avait finalement pas bougé de la cinquième place à l’issue de la loterie et avait jeté son dévolu sur le défenseur David Reinbacher.

Et une petite séance de simulation non scientifique sur le site Tankathon, vendredi, nous a permis de constater que les chances demeurent très minces d’entendre un membre de l’organisation du Canadien prononcer les noms «Macklin» et «Celebrini» au podium à Vegas. 

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

Sur 10 essais, le Canadien a remporté la cagnotte à deux occasions. Le choix qu’il a obtenu le plus souvent est le sixième (à quatre reprises). 

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Le caractère avant le talent

Dommage, car Kent Hughes entrevoit beaucoup de bonnes choses pour l’organisation qui repêchera le joueur de centre de 6 pi et 190 lb. 

«Il est vraiment talentueux, mais ce que je remarque le plus, c’est son caractère», a soulevé le directeur général du CH au Journal, peu avant la première demi-finale du Frozen Four, dans laquelle Celebrini portait les couleurs de Boston University. 

«Il est tellement compétitif. Et c’est déjà un leader au sein de la deuxième meilleure équipe [de la NCAA]», a aussi pointé Hughes. 

Photo Getty Images via AFP
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Ce qui impressionne aussi Hughes, c’est son âge. À 17 ans, le natif de Vancouver est le plus jeune joueur du circuit universitaire américain. Un circuit au sein duquel il a terminé au troisième rang des pointeurs, avec 64, à sa première saison. 

Déjà, le DG se disait impressionné par ce que Lane Hutson (48 points à sa première campagne, 48 à sa seconde) avait réussi à accomplir dans cette ligue alors qu’il n’avait que 18 et 19 ans. 

«Ce que les gens ne savent peut-être pas au Québec, c’est que l’âge moyen d’une première année au niveau collégial américain, c’est 21 ans», avait-il soulevé. 

Comme Jonathan Toews?

Il faut bien posséder quelque chose de spécial, donc, pour réussir pareille performance quand on n’a même pas atteint l’âge de la majorité. 

Non, Celebrini n’est pas Bedard. Il est réputé pour pratiquer un jeu plus physique que l’attaquant des Blackhawks de Chicago, et pour s’illustrer particulièrement par ses aptitudes sur 200 mètres. 

Photo AFP
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En ce sens, certains recruteurs ont plutôt dressé un parallèle entre «Mack» et Jonathan Toews. Les deux joueurs affichent aussi des gabarits semblables. 

Sans nommer directement Toews, Hughes y va aussi d’une affirmation qui rappelle l’impact qu’a eu «Captain Serious» à Chicago. 

«Il ne s’occupe pas juste de son jeu, mais aussi de celui de toute son équipe. On voit souvent des joueurs très talentueux, mais lui, c’est un futur capitaine. Macklin Celebrini va changer la culture de l’équipe qui va le repêcher.»

Est-ce que ce sera le Canadien? Si c’est votre souhait, allumez tout de suite quelques lampions. 

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