MacKenzie Weegar doit beaucoup au Centre Bell et à un joueur du Canadien

Agence QMI
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Bien connu par les partisans du Canadien pour ses altercations avec le récent retraité Paul Byron, le défenseur des Flames de Calgary MacKenzie Weegar ressent toujours une sensation particulière quand il pose ses patins sur la glace du Centre Bell, un lieu lui ayant fait apprécier davantage le hockey.
Tout comme Byron, contre qui il a jeté les gants en mars 2019 dans un combat que plusieurs n’ont pas oublié, l’athlète de 29 ans est un Ottavien de naissance et, s’il n’a jamais joué pour le Tricolore, il a en revanche eu l’opportunité de se familiariser en quelque sorte avec l’équipe et son domicile. Car il faut mentionner qu’il est le cousin de Craig Rivet, ex-arrière ayant porté l’uniforme bleu, blanc et rouge durant une douzaine d’années.
Ainsi, les occasions d’assister à ses prouesses ont été nombreuses. Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence s’il arbore le 52 sur son chandail, le même que Rivet.
«Je pense que chaque fois que j’enfile mon gilet en voyant le numéro, quelque chose me vient en tête. [Je me dis] "Oh, c’est Craig". C’est bien de se rappeler quotidiennement qu’il représente la raison pour laquelle je suis ici», a déclaré le joueur des Flames au quotidien «Calgary Sun».
«Partout, on entendait parler du Centre Bell, qu’il fallait absolument y aller et que c’était incroyable. Pour moi, c’est probablement l’aréna numéro 1 de la ligue. Il y a tellement de tradition et de souvenirs. C’est un endroit spécial, a-t-il estimé. Quelques fois après les matchs, mon père voulait rencontrer Craig et nous nous rendions dans la loge réservée aux joueurs. J’étais fatigué et parfois, je dormais sous la table pendant qu’ils prenaient un verre. Mais il y avait les José Théodore, Saku Koivu et tous ces gars. [...] J’étais craintif de leur demander des autographes.»
Influence positive
Et visiblement, il n’y a pas uniquement le dossard du hockeyeur concerné qui porte les traces de ses souvenirs du défenseur : son style de jeu, similaire à celui de Rivet à l’époque, le montre bien. L’ex-membre des Panthers de la Floride ne craint pas la robustesse et la douleur, lui qui a bloqué 32 tirs cette saison.
Sans contredit, il a suivi ses traces, et pas seulement dans la Ligue nationale. Il suffit d’évoquer la médaille d’or empochée au Championnat du monde 2023, 20 ans après que son cousin eut grimpé sur la première marche du podium.
«C’est surréel, cela me donne des frissons. Je n’ai jamais pensé que cela pouvait arriver. Comme jeune, j’avais tellement de passion en le regardant tout le temps. J’étais concentré sur le moment de l’époque, je ne songeais jamais au futur. Je ne sais pas si ç’a aidé. Quand l’objectif s’est rapproché, [...] c’est là que j’y ai franchement pensé. Vous voulez saisir la chance.»
«[Rivet] a eu une grande influence pour m’inciter à jouer au hockey plus jeune et j’ai développé une passion pour cela. Nous avons toujours gardé le contact.»