«Ma grand-mère m’a fait promettre d’y aller»: Gabrielle Nessel, qui prend part à «La Voix», rêve grand

Guillaume Picard
Partager
Gabrielle Nessel est l’une des participantes de La Voix 11 qui a le plus d’expérience sous les projecteurs.
Diplômée en interprétation jazz à l’Université de Montréal, elle a son propre projet alternatif avec des influences jazz, Belles larmes, et elle est chanteuse de jazz à son compte.

Dimanche, seule France D’amour l’a voulue dans son équipe – elle a retourné son fauteuil à la toute dernière seconde –, mais ce n’est pas parce que Gabrielle n’a pas de talent, au contraire. Sa coach a d’ailleurs vanté sa voix unique et son habilité à faire des vocalises, la «remerciant» même «d’exister». Wow!
• À lire aussi: VIDÉOS | Ivan Demidov du Canadien de Montréal encourage ce talent de «La Voix»
• À lire aussi: VIDÉO | «Sans mon passé de consommation, je n’aurais pas livré la même audition à l’aveugle!»
La Montréalaise de 31 ans, qui est issue d’une mère québécoise et d’un père américain – elle a la double citoyenneté –, a tenté sa chance aux auditions à l’aveugle afin de sortir de sa zone de confort et de relever le défi que lui avait lancé sa grand-maman de 88 ans.
«Je n’avais pas projeté de faire l’émission, mais ma grand-mère m’a fait promettre d’y aller. Elle n’allait pas bien, donc elle m’a eue par les sentiments (rires). Je lui ai promis et comme je suis une femme de parole, j’ai tenté ma chance et je crois qu’elle a eu raison.»

Gabrielle souhaitait notamment acquérir une expérience concrète de plateau de télévision, avec les caméras et l’équipe technique qui s’active à gauche et à droite. Et elle s’est employée à cultiver son «lâcher-prise», tout en fonçant pour aller chercher tout ce qu’elle pouvait pour alimenter l’artiste en elle.
«Sortir de ma zone de confort, c’est m’ouvrir à de nouvelles possibilités et opportunités. Apprendre auprès de France et rencontrer d’autres candidats, c’est comme un tout qui fait partie de l’aventure», a dit celle qui chante et écrit depuis l’âge de 10 ans, et dont la musique l’a menée à se produire à New York et à Toulouse.
L’auteure-compositrice-interprète, qui se décrit comme une femme «vraiment sensible», a repris When the Party’s Over, de Billie Eilish. Mais elle assure chanter également en français, ayant en banque du matériel dans les deux langues pour un éventuel album.

«J’aime pas me censurer dans mon expression parce que je suis bilingue. J’essaie d’être authentique le plus possible dans cet aspect-là de moi. Je ne suis pas plus anglophone que francophone.»
C’est après un détour en sciences que Gabrielle a finalement décidé d’embrasser ses élans créatifs et la musique.
«On dirait que la pandémie m’a beaucoup fait réfléchir à ce que je voulais faire. Puis j’ai décidé d’y aller, j’ai commencé mon bac en interprétation jazz en 2022 et j’ai terminé l’an dernier. Puis je me dis: “je vais m’arranger pour que ça fonctionne”.»
Même si elle rêve de vivre du fruit de sa musique, pour l’heure elle n’est pas malheureuse pour autant dans son travail de technicienne en documentation à l’UdM, en plus de bosser dans un magasin de musique où elle conseille les acheteurs d’instruments.

Mal à l’aise par rapport à Trump
Bien qu’elle ne côtoie pas son père sur une base régulière puisqu’il est aux États-Unis, elle qualifie leur relation de «chill». «Je pense qu’il m’aime beaucoup même si on n’est pas super proches. Je pense qu’il est fier de sa fille parce qu’il aime la musique lui aussi, il était DJ auparavant.»
Elle a la double citoyenneté, mais n’a pas le passeport, Donald Trump ne lui donnant pas tellement le goût de le réclamer. Sa carrière pourrait toutefois ramener la jeune femme au pays où elle a grandi jusqu’à l’âge de 7 ans.
«Je suis complètement mal à l’aise par rapport à lui. C’est sûr que moi, en général, ça m’affecte. Je me sens impuissante.»
Du même auteur
• À lire aussi: «Dubois Biographie symphonique»: le testament musical d’un grand poète
• À lire aussi: «Je ne suis pas inquiet du tout pour la suite»: Guy Jodoin tournait ce vendredi ses derniers épisodes du «Tricheur»
• À lire aussi: Écoutez le duo de Roxane Bruneau et Michael Bublé