Lysandre Nadeau, Zoé Duval et d'autres influenceurs dénoncent QC Scoop et son «règne de la terreur»


Jean-Michel Clermont-Goulet
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«Je trouve ça choquant»: le créateur de contenu Zoé Duval dénonce les façons de faire de QC Scoop à la suite de la publication d'une photo et d'un article controversé sur la chanteuse Rafaëlle Roy.
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«J’ai vu et entendu des messages vocaux qui m’ont fait complètement changer mon opinion sur la personne derrière la page», affirme l'influenceur en entrevue à 24 heures. Selon lui, la manière de faire de QC Scoop pour trouver des potins «dépasse les limites de ce qui est acceptable».
L'homme derrière QC Scoop, Simon Waddell, ferait des menaces et mettrait de la pression sur les personnes concernées afin de tirer le maximum d’informations possible.
«Ce sont des articles qui peuvent vraiment causer du tort aux gens. Ce ne sont pas juste des potins légers sur ce que telle ou telle personne portera sur un tapis rouge. Ce sont des trucs sur leurs vies privées. Je trouve ça choquant», dit-il.
Selon lui, QC Scoop «a clairement démontré qu’il n’était pas capable de faire ça de manière éthique et les gens s’en rendent compte».
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La vie privée d'une personnalité connue n'a pas à être étalée sur les réseaux sociaux, insiste le créateur de contenu aux quelques 66 000 abonnés Instagram. «Tout le monde a ses propres limites!»
En ce qui concerne Rafaëlle Roy, «elle aurait pu parler [de ses problèmes] à son propre rythme et même ne jamais en parler. Son droit de garder ça pour elle-même lui a été enlevé», croit-il.
Si lui n'a jamais subi la médecine de QC Scoop, certains de ses amis proches ne peuvent pas en dire autant.
«Je vivais sous le règne de la terreur» − Lysandre Nadeau
Dans une série de story Instagram, Lysandre Nadeau ne mâche pas ses mots à l’égard de Simon Waddell, qu’elle connait personnellement. Elle avoue avoir longuement hésité à parler contre QC Scoop, craignant de ne «plus être dans ses bonnes grâces».
«Je vivais sous le règne de la terreur», affirme la populaire influenceuse. Elle raconte avoir dû négocier avec QC Scoop pour ne pas être «scoopée», notamment sur sa grossesse, mais aussi le sexe et le prénom de sa progéniture, qui était un hommage à son père.

«Le fait que quelqu’un ait autant de pouvoir sur les informations personnelles des gens, je pense que c’est super dangereux. Ma santé mentale en a pris un estie de coup», confie-t-elle.
«Je pense que c’est super malsain. Je m’imagine que s’il n’avait pas respecté mes décisions et qu’il avait scoopé [ma grossesse], j’aurais été profondément malheureuse», ajoute-t-elle.
«Tout le monde a droit à son jardin secret»− Karine St-Michel
Comme Zoé Duval et Lysandre Nadeau, l'ancienne candidate d'Occupation Double Bali Karine St-Michel dénonce les manières de faire de QC Scoop.
«Tout le monde a droit à son jardin secret, à sa vie privée. Il y a des choses qui n’ont pas à être rendues publiques et c’est normal. C’est un droit fondamental», insiste-t-elle en entrevue à 24 heures.
Elle ne souhaite toutefois pas pour autant la mort de QC Sccop.
«Je ne défends pas Simon [Waddell], ni QC Scoop. Sa manière de travailler n’a pas sa place, souligne-t-elle. Je suis bien contente que la page perde son influence, mais tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc», dit-elle.
«Je ne cancellerais pas QC Scoop, mais je cancellerais assurément ses menaces, son acharnement, sa manière de harceler des personnes, son opinion et sa technique non journalistique», ajoute-t-elle en entrevue à 24 heures.
Elle croit finalement que le public a sa part de responsabilité dans ce qui est arrivé à Rafaëlle Roy.
«C’est la société qui alimente QC Scoop. [Simon Waddell] s’est mis à partager des potins de tout genre parce qu’on lui a donné l’énergie, du jus, de la validation. On lui a donné du pouvoir», avance-t-elle.