Lutte à deux entre la CAQ et QS: «Une bataille pour Le Plateau-Mont-Royal», raille Éric Duhaime


Taïeb Moalla
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S’il y a une lutte à deux entre la CAQ (Coalition Avenir Québec) et Québec solidaire, cette bataille concerne uniquement «Le Plateau-Mont-Royal», s’est moqué Éric Duhaime.
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Le chef conservateur réagissait dimanche aux propos de la veille de son rival solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, selon lequel une lutte à deux entre caquistes et solidaires se profilait à l’horizon.
Bien au contraire, M. Duhaime a assuré que presque partout au Québec, le combat se déroule essentiellement entre les candidats conservateurs et les troupes représentant le gouvernement sortant.
«Il [Gabriel Nadeau-Dubois] devrait se promener ailleurs au Québec. Il verrait que la lutte à deux n’est pas nécessairement entre Québec solidaire et la CAQ, a-t-il affirmé. M. Legault aimerait voir Gabriel Nadeau-Dubois comme chef de l’opposition. Puis M. Nadeau-Dubois aimerait ça être chef de l’opposition. Mais la réalité sur le terrain, dans l’écrasante majorité des régions du Québec, est totalement autre.»
Interrogé sur le nombre de députés qu’il espère faire élire le 3 octobre, Éric Duhaime a candidement avoué qu’il aurait été content d’avoir un seul député, si la question lui avait été posée il y a un an. Or, aujourd’hui, ses espoirs sont bien plus grands. «Je vois qu’on est à 19% et qu’on est encore en croissance, a-t-il insisté. Pour être très honnête avec vous, c’est très difficile à évaluer. On n’a jamais vécu ça, cinq partis qui sont présents à peu près partout. Il va y avoir une division du vote qui va être importante à cette élection-ci.»
Plus tard en après-midi, M. Duhaime a fait du porte-à-porte dans le quartier de Saint-Émile, à Québec, situé dans la circonscription de Chauveau, où il se présente lui-même. «On est très optimistes [pour gagner à Chauveau]», a-t-il assuré.
Selon lui, le premier enjeu dont il a été question dans ses discussions avec les citoyens était le tramway. «C’est l’enjeu numéro 1, à part le coût de la vie. On est dans le comté le plus éloigné qui va payer, mais qui n’en profitera pas [du tramway]», a-t-il soutenu.
Une pointe aux libéraux
D’autre part, le chef conservateur a lancé une pointe aux libéraux, auxquels il va manquer un candidat dans la circonscription de Matane-Matapédia.
«Chaque parti a ses défis organisationnels, a convenu Éric Duhaime. Je comprends que la machine rouge n’est pas ce qu’elle a déjà été, puis ce qu’on connaissait quand on était plus jeunes.»
Renvoyant aux derniers sondages, le chef conservateur a ajouté que le Parti libéral et le Parti Québécois «sont devenus des partis tiers» chez les francophones. «On entre dans une nouvelle division politique. Les deux vieux partis ont de la difficulté à trouver une raison d’être dans le nouveau Québec», a-t-il analysé.