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L’unité de désavantage numérique du Canadien au cœur d’une transformation extrême

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-03-13T20:53:20Z

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Ainsi donc, l’infériorité numérique du Canadien pointe au premier rang du circuit Bettman depuis le 23 février. C’est un solide revirement de situation considérant que lors des 57 premiers matchs de la saison cette unité occupait le 31e et avant-dernier rang de la LNH.

• À lire aussi: Quand le «coach» des Bruins, Jim Montgomery, et le DG du Canadien, Kent Hughes, faisaient la paire

Au cours des huit matchs inclus dans cette portion du calendrier, le Tricolore a accordé deux buts en 24 présences à court d’un homme (91,7%). Lors des cinq derniers matchs, le Canadien a été parfait en 14 occasions.

Et ça n’a pas été fait contre des pieds de céleri. Parmi les derniers adversaires des Montréalais, le Lightning, les Maple Leafs, les Panthers et les Hurricanes sont les plus dangereux en supériorité numérique.

Que s’est-il passé dans la nuit de 22 au 23 février pour que le Canadien réalise une pareille transformation?

«On travaille ensemble. On est un peu plus agressif. On fait des ajustements en cours de route. La game te parle», a indiqué Martin St-Louis.

Prévisibilité et lecture

L’entraîneur-chef du Canadien a ajouté que les heures passées à préparer cette unité, en grande partie en compagnie de Stéphane Robidas, ont permis à ses troupiers d’être plus prévisibles les uns par rapport aux autres.

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Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

«Comme ça, quand on se déplace, on le fait avec une meilleure cohésion. Si l’un se déplace d’une certaine façon, mais que les autres réagissent différents, ça ne fonctionnera pas. D’ailleurs, ça nous a causé des ennuis à certains moments», a fait valoir Kaiden Guhle, utilisé sur la deuxième vague de cette unité.

Cette prévisibilité doit également profiter aux gardiens. Avec une meilleure cohésion, le Tricolore force l’adversaire à demeurer en périphérie, limitant les tirs rapprochés ou les passes transversales nécessitant un déplacement latéral rapide.

«C’est certain que des occasions de marquer, on va en donner, a noté St-Louis. Mais celles qu’on donne doivent être prévisibles pour notre gardien. Quand un gardien peut anticiper le jeu, son pourcentage d’arrêt monte.»

L’expérience paie

Au fil de son point de presse, l’entraîneur du Canadien a laissé tomber une remarque intéressante en soutenant que les meilleures unités de désavantage numérique étaient celles qui le faisaient depuis longtemps.

Il n’a pas précisé de qui il était question, mais on peut présumer qu’il parlait des Hurricanes qui, depuis cinq ans, apparaissent dans le top 5 de la LNH. Même chose pour les Bruins qui se sont classés trois fois parmi les deux meilleures au cours des cinq dernières saisons.

Bref, l’expérience et le nombre de répétitions comptent. Chez le Canadien, c’est Jake Evans qui est l’homme de confiance parmi les attaquants depuis la campagne 2020-2021.

«L’expérience te permet de mieux lire tes coéquipiers. Par exemple [Joel] Armia et moi, on joue ensemble sur la même unité depuis un petit bout de temps déjà. Grâce à ça, on a une meilleure cohésion», a expliqué Evans.

Cette cohésion est essentielle à la prise de décision et à l’ajout d’une couche d’agressivité. La pression exercée qui en découle pousse l’adversaire à précipiter ses gestes, ce qui mène inévitablement à des erreurs d’exécution.

«Quand on vient de sauter sur la patinoire, quand on voit un joueur jongler avec la rondelle ou qu’il est isolé, alors on peut mettre plus de pression», a-t-il ajouté.

Des concepts que semblent avoir assimilés les troupiers de St-Louis.

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