«L’un des entraînements les plus difficiles»: Patrick Roy donne le ton au premier jour du camp des Islanders


Kevin Dubé
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EAST MEADOW, NY | Jean-Gabriel Pageau venait de terminer de s’entretenir avec des médias new-yorkais quand on l’a approché dans le vestiaire des Islanders, à leur complexe d’entraînement, jeudi, au terme du premier jour du camp d’entraînement de l’équipe. «Laisse-moi juste reprendre mon souffle», nous a-t-il alors demandé.
Le tout était fait le plus poliment du monde et, honnêtement, on comprenait très bien. Pageau venait d’encaisser un premier entraînement des plus intenses, donné par Patrick Roy et son groupe d’entraîneurs.
À son premier camp officiel avec les Islanders, lui qui était entré en poste le 20 janvier la saison dernière, Roy a «donné le ton», comme il l’a lui-même mentionné, à ce qui sera une année où les Islanders voudront faire encore mieux que leur participation de dernière minute aux séries éliminatoires, l’an dernier.
«On veut mettre la barre encore plus haute et il n’y a pas de meilleur moment que de le faire dès le premier jour du camp d’entraînement», a expliqué Roy. «C’est le fun d’avoir bien fini l’an passé, mais ce qu’on veut, c’est amener ça au camp. On veut faire plus que ce qu’on a fait l’an passé et il faut commencer dès la première journée.»
Au menu: beaucoup d’enseignement, beaucoup d’intensité et, à la fin, une séance de patinage afin de soutirer le maximum de chacun des joueurs.
«Un matin difficile»
Pageau n’était donc pas le premier porte-couleurs des Islanders à rentrer au vestiaire la langue à terre et le teint verdâtre lors de cette longue première journée, où les joueurs avaient été séparés en trois groupes qui se sont entraînés à différentes heures de la journée au complexe d’entraînement des Islanders à East Meadow, en banlieue de New York.
Dans le groupe d’avant, le défenseur Alexander Romanov, avachi devant son casier, avait respectueusement demandé aux journalistes de lui laisser quelques minutes de repos, avant de répondre à leurs questions.
«Ç’a été un matin difficile. C’est le moment d’aller faire une sieste! C’était difficile. Je ne sais pas comment tout le monde se sent, mais, de mon côté, je suis fatigué», a lancé l’ancien du Canadien.
Et il n’était pas le seul!
«Une répétition de plus et il aurait fallu m’escorter hors de la patinoire», a quant à lui rigolé le défenseur Ryan Pulock, à propos de la séance de patinage réservée aux trois différents groupes à la fin de l’entraînement.
«Même si on est en pleine forme, les entraîneurs veulent qu’on se remette dans l’esprit compétitif rapidement et [...] préparer notre corps pour ce qui s’en vient. C’était assurément l’un des entraînements les plus difficiles», ajoutait quant à lui Brock Nelson.
Une équipe motivée
Cette première journée intense n’avait évidemment rien de punitif et était perçue avec positivisme dans le vestiaire des Islanders.
Bon, c’est vrai, chaque début d’année, tous les joueurs de toutes les équipes répètent à quel point ils sont optimistes pour la saison à venir. C’est aussi le cas chez les Islanders.
Mais ils ont des raisons de l’être: l’équipe a été l’une des meilleures de la LNH en fin de saison l’an dernier et a ajouté quelques morceaux intéressants durant l’été, dont les attaquants Anthony Duclair et l’intrigant russe Maxim Tsyplakov.
Tout ça, en plus du fait que Roy n’a jamais été complètement en mesure d’implanter sa façon de faire en raison de l’importance de chacune des rencontres en fin de saison.
«Je n’ai pas eu le temps d’être confortable l’an dernier», a-t-il reconnu. «On devait gagner chaque match pour faire les séries. Là, on a du temps.»
Et c’est ce qui encourage les joueurs des Islanders.
«On a vu ce que Patrick a amené l’an dernier et on pense qu’on peut bâtir là-dessus. On est confiant», a ajouté Nelson.