Lucas St-Laurent, lanceur beauceron, attire l’attention


Benoît Rioux
Partager
Tous les yeux étaient rivés sur le lanceur Sean Duncan, au Rogers Centre, mais son vis-à-vis Lucas St-Laurent, un artilleur de 17 ans originaire de la Beauce, a également bien fait devant les recruteurs, la semaine dernière, dans le cadre du Canadian Futures Showcase.
• À lire aussi: À 17 ans, ce Québécois a frappé un circuit digne des ligues majeures
• À lire aussi: La fièvre des Blue Jays envahit Toronto
«J’ai commencé le match contre Sean Duncan, c’était une belle expérience et je me trouvais chanceux d’être là», a reconnu le jeune homme originaire de Beaulac-Garthby, pas très loin de Thetford Mines.
Duncan, un Britanno-Colombien également âgé de 17 ans, fait partie des plus beaux espoirs canadiens en vue du repêchage du baseball majeur en 2026. Le lanceur gaucher, dont la balle rapide atteint les 95 milles à l’heure, possède tous les atouts pour réussir. St-Laurent, qui doit encore améliorer sa vélocité, n’a pas moins fait écarquiller les yeux durant son récent passage au Rogers Centre, lui qui en était à une troisième participation à ce rendez-vous annuel rassemblant l’élite au Canada. Il a notamment montré du nerf en déjouant un frappeur adverse en y allant d’une balle courbe avec un compte complet.
«De lancer ici, c’est toujours spécial, a commenté St-Laurent. J’ai aussi eu la chance d’aller au bâton, cette année, et avec un coup sûr, j’ai réalisé un rêve d’embarquer sur les buts au Rogers Centre.»
St-Laurent convient toutefois que son avenir se trouve surtout au monticule s’il espère gravir les échelons jusqu’au baseball professionnel.
De l’intérêt pour Landreville
Parmi les autres Québécois présents à Toronto avec l’Académie de Baseball du Canada (ABC), la semaine dernière, le lanceur Zachary Landreville s’est aussi distingué. L’athlète de 18 ans, qui fait 6 pi 3 po, suscite l’intérêt des collèges américains.
Landreville, qui en était pour sa part à sa deuxième expérience au Rogers Centre, a fermé les livres au monticule pour consolider la victoire des siens durant un match de la compétition.

«Ç’a bien été, a noté le jeune homme de Saint-Jérôme. J’ai été en mesure d’apprécier le moment, tout en me concentrant sur le travail que j’avais à faire.»
Comme plusieurs autres joueurs de l’ABC, Landreville pourrait se retrouver bientôt dans un collège américain, au Texas. Le directeur exécutif Marc-Antoine Bérubé fait en effet savoir que les recruteurs provenant de ce coin des États-Unis regardent de très près les joueurs du Québec depuis quelques années.