Luc Poirier prêt à racheter le terrain de Northvolt pour plus de 240 M$
Il estime que ce type de terrain a énormément de valeur sur le marché

Francis Halin
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L’investisseur Luc Poirier est prêt à mettre plus de 240 M$ sur la table pour racheter le terrain vendu à l’entreprise suédoise Northvolt s’il redevient disponible, parce qu’il estime qu’un site de 318 terrains de football de cette qualité près de Montréal est une rareté sur le marché.
«Ça ne sera pas plus bas c’est sûr. Ça sera soit le même prix ou plus haut. Ça vaut plus que ça. N’importe quel évaluateur vous dira qu’un terrain à 12$ le pied carré, ça n’existe pas», affirme en entrevue au Journal l’homme d’affaires Luc Poirier.
«S’ils règlent les problématiques, comme celle de la 116, que ce soit moi ou n’importe qui, tous les développeurs seront intéressés d’acheter ça», ajoute-t-il.
Le site d’une superficie de 318 terrains de football est à Saint-Basile-le-Grand et McMasterville. Il borde la rivière Richelieu. Alors que Northvolt est aux prises avec de graves difficultés financières, la ministre de l’Économie, Christine Fréchette, assure que la construction de l’usine de batteries se poursuit.
«N’ayez pas peur»
La veille, au cours d’un entretien avec Isabelle Maréchal sur QUB, Luc Poirier avait expliqué que le terrain de Northvolt a de la valeur, même si plusieurs s’interrogent sur le prix de 240 M$ payé, alors que lui et ses partenaires l’ont acheté 20 M$ en 2015.

«N’ayez pas peur, les Québécois. S’ils veulent revendre le terrain, il va y avoir des gens intéressés, que ce soit moi ou d’autres. Le gouvernement ne perdra jamais le 240 M$», a affirmé le développeur. Rappelons que Québec pourrait se retrouver avec le terrain si Northvolt fait faillite.
«On a plié les genoux parce que l’on était payé d’un coup. On voulait le développer en résidentiel. On voulait le construire d’abord et avant tout. La valeur en résidentiel aurait été autour de 500 M$», a-t-il avancé.
«Mauvais négociateurs»
Au micro d’Isabelle Maréchal, Luc Poirier a par ailleurs décoché une flèche bien sentie au gouvernement Legault, qui avait pourtant fait naître chez lui des espoirs au départ.
«Ce sont de mauvais négociateurs. J’espérais qu’avec la CAQ ça soit mieux parce que ce sont des gens d’affaires, mais c’est horrible», a-t-il dénoncé.

Il a pointé du doigt la faillite de Taiga, qui était une évidence selon lui. Québec aurait dû s’associer à Bombardier, par exemple, pour ce type de produit, pense-t-il.
Luc Poirier soutient aussi que dans la filière des autobus électriques, il aurait été plus judicieux de faire confiance à des joueurs québécois déjà établis comme Girardin, plutôt qu’à l’entreprise naissante Lion.
«C’est facile de dépenser des sous quand ce n’est pas ton argent», a-t-il conclu.
► Luc Poirier a un terrain acheté 23 M$ à La Prairie qu’il pense pouvoir revendre entre 800 M$ et 1 G$ d’ici 12 à 15 ans. Si un projet de construction résidentiel voit le jour, les profits pourraient même avoisiner 1,7 G$, selon lui.
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