LPHF: une belle façon de se faire des amis avec la Victoire de Montréal


Mylène Richard
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Avant que Montréal ne la repêche au troisième tour, personne au Québec ne connaissait Abigail Boreen. Après avoir réussi le premier but de la saison de la Victoire, samedi, son nom est maintenant sur toutes les lèvres des amateurs.
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À son retour au banc, après avoir célébré avec ses coéquipières et semé l’hystérie à la Place Bell de Laval, Boreen était un peu cachée derrière Marie-Philip Poulin. Elle semblait gênée de voir son visage à l’écran géant, ainsi qu’être applaudie aussi longtemps et avec autant de vigueur par plus de 10 000 partisans.
«On a eu une accolade derrière le banc, a raconté l’entraîneuse-chef Kori Cheverie au terme d’un gain de 4 à 3 en fusillade face à la Charge d’Ottawa. Ce n’était pas prévu, mais j’étais si heureuse pour elle parce que ce n’est pas facile de tout laisser derrière et de déménager.»
Abby Boreen compte son premier but dans l'uniforme de la Victoire🔥
— Victoire de Montréal (@PWHL_Montreal) November 30, 2024
Things you love to see: Abby Boreen scoring the first goal in a Montréal Victoire jersey pic.twitter.com/DHeqiQERZH
Déracinée
Lorsque Boreen a été sélectionnée par la directrice générale Danièle Sauvageau en juin, l’attaquante de 24 ans n’avait pas sauté de joie. Tout le monde croyait qu’elle serait choisie par le Frost du Minnesota.
L’étudiante en pharmacie avait été réserviste lors de la saison inaugurale de la LPHF. Ses quatre buts et une aide en neuf rencontres avaient attiré l’attention. Prête à jouer à temps plein, tout en souhaitant poursuivre ses études, celle qui a été sacrée championne avec le Minnesota devait passer par le repêchage.
Ce n’est qu’en octobre que l’ancienne capitaine de l’Université du Minnesota a signé un contrat de trois ans avec la Victoire, ayant obtenu l’autorisation de suivre ses cours à distance.
«C’est une belle histoire. Boreen nous apporte beaucoup, elle aime Montréal. C’est certain que nous l’avons déracinée d’un État où elle a vécu presque toute sa vie. Mais c’est bien d’expérimenter de nouvelles choses», a confirmé Cheverie.

Une mention d’aide
Face à Ottawa, Boreen a évolué au sein du deuxième trio en compagnie de Jennifer Gardiner et Kristin O’Neill. Elle a connu des hauts et des bas, mais a également participé au but égalisateur de Gardiner, une autre nouvelle venue, durant une attaque massive en troisième période.
«On l’a vue quelques fois revenir et couper des jeux. Boreen est vraiment attentionnée aux détails. Elle veut gagner et son expérience de la coupe Walter l’année passée est incroyable pour nous», a indiqué Poulin.
«On niaisait dans la chambre en lui disant qu’elle devait scorer le premier but parce qu’elle en avait mis un dans notre filet. Son sourire après le but... tout le banc a sauté et a crié. Elle le méritait et c’était un très beau lancer», a ajouté la capitaine.

Ambiance endiablée
Bien que les fans soient au rendez-vous à Saint Paul, Boreen a pu constater samedi tout l’amour que les partisans québécois ont pour la Victoire. Les vétéranes comme Poulin et Erin Ambrose avaient d’ailleurs conseillé aux recrues ou aux nouvelles joueuses de profiter de chaque moment, notamment lors de la cérémonie d’ouverture remplie d’émotions.
«Alexandra Labelle est venue me dire comment elle était excitée de revenir à la maison, d’avoir un moment comme ça ici. [...] Elle a vu assez rapidement à quel point c’est spécial à Montréal. Non seulement elle, mais toutes les nouvelles avaient des étincelles dans les yeux quand elles sont embarquées sur la glace», a relaté Poulin.
Reste à voir si les spectateurs seront aussi bruyants, au point d’enterrer la coach Cheverie, mercredi lors de la visite des Sirens de New York.