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LPHF: trois petits matchs, puis déjà une pause pour Marie-Philip Poulin et la Victoire de Montréal

Laura Stacey est félicitée par ses coéquipières après avoir marqué lors du match d’ouverture de la Victoire de Montréal, le 30 novembre, à la Place Bell.
Laura Stacey est félicitée par ses coéquipières après avoir marqué lors du match d’ouverture de la Victoire de Montréal, le 30 novembre, à la Place Bell. Photo Martin Alarie
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-12-12T18:45:27Z

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La saison n’est vieille que de trois parties que déjà la LPHF est sur pause en raison de rendez-vous internationaux. Si pour certaines cet entracte survient prématurément, pour d’autres, c’est un bon moment pour se regrouper.

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«C’est un petit peu [trop tôt], mais c’est difficile de faire un horaire», a répondu en français Laura Stacey au terme d’un récent entraînement intense de la Victoire de Montréal à l’Auditorium de Verdun.

«Le camp était court alors d’avoir ces 10 jours [14 dans le cas de la Victoire; son prochain match étant le 21 décembre à Toronto] pour créer une chimie et apprendre à mieux se connaître, s’entraîner fort et travailler en gymnase, ce sera important», a poursuivi l’attaquante en anglais.

Un tournoi mettant en vedette la Finlande (pays hôte), la Suisse, la Tchéquie, la Suède, ainsi que les équipes de développement des États-Unis et du Canada, avec les Québécoises Ève Gascon (15 arrêts dans un gain de 2 à 1 sur les Suédoises mercredi) et Maya Labad, a lieu cette semaine dans le cadre de la Tournée européenne de hockey féminin.

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«Définir notre identité»

Pour une rare fois, l’entraîneuse-chef Kori Cheverie est demeurée à Montréal, elle qui est adjointe avec la formation canadienne senior.

«Nous allons tout faire afin que chaque jour soit significatif. Nous avons plusieurs aspects à travailler et nous sommes encore à définir notre identité comme groupe. Nos habitudes de jeu ne sont pas tout à fait solidifiées. Cette pause tombe à point», a soutenu la coach, dont la troupe pointe au troisième rang de la LPHF avec cinq points en vertu deux victoires, incluant une en fusillade, et une défaite.

Lina Ljungblom
Lina Ljungblom Photo Martin Alarie

Les Suédoises font l’impasse

Cheverie peut compter sur la présence des Suédoises Anna Kjellbin et Lina Ljungblom, qui ont décidé de ne pas se joindre à leur formation nationale.

«On a eu de bonnes discussions et nous avons conclu que c’était mieux pour moi de rester à Montréal pour les deux prochaines semaines, a expliqué la défenseure Kjellbin. En plus, nous déménageons cette semaine. C’est gros de déménager dans un autre pays et ce sera bénéfique d’être ici.»

La capitaine de la Suède a admis qu’elle doit encore s’adapter à la petite patinoire nord-américaine, ainsi qu’à la vitesse et à la robustesse de la LPHF.

Quant à Ljungblom, elle a commencé la saison au sein du trio de Marie-Philip Poulin et de Laura Stacey, mais la chimie tant espérée n’a pas opéré. L’attaquante de 23 ans, élue joueuse par excellence dans la ligue professionnelle de Suède en 2023-2024, s’est ensuite retrouvée aux côtés de Claire Dalton, de Kristin O’Neill et même d’Abigail Boreen.

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Montréal est donc seulement privée de sa troisième gardienne, Sandra Abstreiter, partie en Allemagne, où son pays dispute deux matchs amicaux face à la Norvège. Ailleurs dans la ligue, seulement quatre autres athlètes et deux entraîneuses se sont envolées pour l’Europe.

Ann-Renée Desbiens
Ann-Renée Desbiens Photo Martin Alarie

Devant des réalités différentes

Il y aura un autre répit dans le calendrier de la LPHF début février afin que les Américaines et les Canadiennes s’affrontent lors des derniers matchs de la Série de la rivalité, réduite à cinq duels. Avant la venue du circuit professionnel, ces parties étaient les seules occasions pour les deux pays de croiser le fer avant les Mondiaux ou les Olympiques.

«On a moins besoin de compétition ou de matchs pour être prêtes pour le Championnat du monde, a constaté la gardienne la Victoire de Montréal Ann-Renée Desbiens. On espère que le hockey international va s’améliorer aussi, mais c’est certain que les autres pays ne sont pas à la même place que nous côté développement. Peut-être qu’ils ont besoin de se regrouper un peu plus en équipe nationale. Certains essayent de se qualifier pour les Olympiques.

«La réalité du Canada et des États-Unis est peut-être un peu différente du reste du monde. Mais on veut leurs joueuses dans notre ligue, alors il faut faire en sorte qu’il y ait un climat pour qu’elles soient les bienvenues», a poursuivi celle dont le nouveau masque rend hommage à Céline Dion, Chantal Petitclerc, Thérèse Casgrain et aux victimes de la tuerie de l’École Polytechnique.

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La priorité

C’est donc un nouvel équilibre que les hockeyeuses devront trouver entre leur club professionnel et leur formation nationale.

«Pour le temps qui me reste à jouer, je peux promettre que ça va rester [ma priorité]. C’est toujours un honneur de jouer pour mon pays et de jouer à ce niveau-là avec les meilleures joueuses», a insisté Desbiens, précisant que les pauses internationales seront évaluées après les Jeux de Milan-Cortina en 2026.

Il y aura d’ailleurs une troisième pause en avril pour la tenue du Mondial présenté en Tchéquie.

Laura Stacey a abondé dans le même sens, rappelant que «ça demeure toujours le rêve des petites filles d’aller aux Olympiques».

Quant à l’entraîneuse-chef Kori Cheverie, elle n’y voit qu’une occasion de profiter d’un «autre terrain de jeu pour améliorer ses habiletés».

Après deux matchs sur la route les 21 et 28 décembre à Toronto et au Minnesota, la Victoire retrouvera ses partisans le lundi 30 décembre alors que le Fleet de Boston sera de passage à la Place Bell de Laval.

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