LPHF: six choses à savoir sur la Victoire de Montréal en ce début de saison


Mylène Richard
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Toujours menée par Marie-Philip Poulin, Laura Stacey, Erin Ambrose et Ann-Renée Desbiens, la Victoire de Montréal possède une meilleure formation que celle de la saison inaugurale dans la Ligue professionnelle de hockey féminin. Toutefois, les cinq autres équipes de la LPHF se sont également améliorées avec la venue de joueuses issues des rangs universitaires ou de l’Europe. Voici six aspects à surveiller en cette deuxième campagne, qui se mettra en branle samedi.
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Pas un feu de paille
Danièle Sauvageau est convaincue que le buzz entourant son organisation et la LPHF ne s’estompera pas. «Ç'a été extraordinaire ce qu’on a vécu ici, et on continue de le vivre», a mentionné la directrice générale montréalaise.
En disputant maintenant ses parties à la Place Bell de Laval, qui a une capacité d’un peu plus de 10 000 spectateurs, comparativement aux 3200 de l’Auditorium de Verdun, la Victoire espère attirer encore plus de partisans. «La moyenne des billets qui sont déjà vendus est supérieure à ce qu’on pouvait offrir l’an dernier», a confirmé Sauvageau, avouant avoir des frissons juste à penser au match d’ouverture de samedi face à la Charge d’Ottawa et pour lequel il restait moins de 400 billets à vendre la veille.
«Le sourire me vient aux lèvres quand on me parle de samedi, a renchéri l’attaquante Alexandra Labelle, qui vivra son baptême avec Montréal après une saison à New York. J’ai hâte de faire vivre ça à ma famille et mes amis et à moi aussi. Je vais sûrement être nerveuse quelques minutes avant de sauter sur la glace, mais j’ai travaillé tout l’été et toute ma carrière pour vivre ce moment-là.»
Autre signe que le club est toujours populaire, déjà un t-shirt de la Victoire est en rupture de stock dans la boutique en ligne.

Plus de matchs
La Victoire disputera six rencontres de plus que la saison dernière, soit un total de 30. Le calendrier offrira trois pauses internationales, la dernière consacrée au Championnat du monde de hockey féminin qui aura lieu en avril en République tchèque.
La première semaine de Montréal sera chargée avec trois parties: samedi et mercredi à Laval face à la Charge et les Sirens de New York, ainsi que le vendredi 6 décembre à Ottawa.
Parmi les dates à retenir, la troupe de l’entraîneuse-chef Kori Cheverie retrouvera Boston, qui les avait éliminées en demi-finale, les 30 décembre et 5 janvier.
Elle foulera des patinoires de la LNH à au moins neuf reprises, notamment à Seattle, Vancouver et Denver. La Victoire s’arrêtera également au Centre Vidéotron de Québec le 19 janvier. Un duel au Centre Bell n’est pas impossible, car le lieu du match du 1er mars contre le Fleet de Boston n’a pas encore été annoncé.

Moins de Québécoises
En 2023-2024, 11 Québécoises ont enfilé l’uniforme de Montréal. Cette saison, elles seront sept: les attaquantes Marie-Philip Poulin, Alexandra Labelle, Catherine Dubois et Gabrielle David, les défenseures Catherine Daoust et Kelly-Ann Nadeau ainsi que la gardienne Ann-Renée Desbiens. David, Daoust et Nadeau sont réservistes et ne pourront jouer que si une régulière se blesse.
Pour Sauvageau, qui rappelle qu’elle a une «une équipe de 26 joueuses» et que les réservistes sont sur le «même pied d’égalité», l’aspect québécois est important. «C’est un des ingrédients. Mais l’ingrédient ne doit pas gâcher la sauce, il faut qu’il ajoute du goût à cette sauce, ce gâteau ou peu importe la recette», a expliqué la DG.
Ailleurs dans la LPHF, il n’y a des Québécoises qu’avec New York. L’attaquante Emmy Fecteau a d’ailleurs signé un contrat de trois ans pour rejoindre Jade Downie-Landry et Élizabeth Giguère.

Une formation plus expérimentée
Sauvageau s’est assurée d’aller chercher des joueuses avec un bagage intéressant, que ce soit ailleurs dans la LPHF avec Labelle, Abigail Boreen et Clair DeGeorge, les deux dernières étant championnes avec Minnesota, ou en Europe avec Lina Ljungblom, qui, à 23 ans, a déjà cinq saisons professionnelles en Suède derrière la cravate. Labelle et DeGeorge, deux filles qui ne reculent pas devant le jeu robuste, apporteront aussi de la stabilité au centre, derrière Poulin et Kristin O’Neill.
À la ligne bleue, la capitaine suédoise Anna Kjellbin débarque en Amérique après une carrière de 15 ans chez les pros dans son pays natal.
Chez les recrues issues de la NCAA, l’attaquante Jennifer Gardiner et la défenseure Cayla Barnes, premier choix de Montréal au dernier repêchage, ont déjà représenté le Canada et les États-Unis.
La DG a parlé d’une formation qui avait de la vitesse et de l’expérience «dans les pieds, dans la tête, dans le cœur, dans l’exécution et dans les mains».
L'énergie est bonne ce matin🤩
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Good vibes only this morning pic.twitter.com/yjIUKb4yG9
Un solide trio de gardiennes
Devant le filet, Montréal accueillera une nouvelle gardienne. Ann-Renée Desbiens sera encore secondée par Elaine Chuli, mais c’est Sandra Abstreiter qui complètera le trio. L’Allemande de 26 ans a disputé trois matchs avec Ottawa la saison dernière, en plus de quelques rencontres dans son pays après son parcours universitaire aux États-Unis.
Même si elle a peu de chance de voir de l’action avec la Victoire, à moins d’une blessure, elle défendra les couleurs de l’Allemagne sur la scène internationale. «Nous avons donc la chance d'avoir trois gardiennes qui vont s’entraîner fort et qui pourront jouer», a souligné Sauvageau.
La p’tite victoire de la journée: Cayla est de retour sur la glace 🙌
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Victoire of the day: Cayla is back on the ice pic.twitter.com/aLXOSTviek
Déjà des joueuses sur la touche
Montréal n’a pas été épargnée par les blessures lors de la campagne inaugurale, puisque ses joueuses ont raté 65 matchs. Malgré tout, le club a terminé au deuxième rang du classement général, derrière Toronto. «Ce n’est pas rien. On a gardé le cap. On veut avoir une équipe qui compte des buts», a dit Sauvageau, tout en se croisant les doigts afin que ses joueuses ne visitent pas trop souvent l’infirmerie cette saison.
Cependant, la Victoire entamera la campagne avec les noms de l’attaquante Kennedy Marchment et l’arrière Dominika Laskova sur la liste des blessées à long terme. Les présences de l’ailier Catherine Dubois (condition médicale) et de la défenseure Cayla Barnes (bas du corps) sont incertaines pour le match d’ouverture. Et quand Marchment et Laskova seront de retour au jeu, la DG devra libérer des joueuses s’il n’y a pas d’autres blessées afin de respecter une formation de 23 régulières et trois réservistes.
