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LPHF: la proximité entre Hockey Canada et Toronto remise en question

La place des Québécoises avec Hockey Canada n’est pas la seule problématique entourant l’organisation et le hockey féminin

Photo courtoisie
Photo portrait de Patric Laprade

Patric Laprade

2024-09-13T20:17:19Z

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La place des Québécoises avec Hockey Canada n’est pas la seule problématique entourant l’organisation et le hockey féminin. Notamment, sa grande proximité avec l’équipe de Toronto dans la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF) en est une qui fait beaucoup jaser dans les coulisses.

Élizabeth Giguère est l’une des quatre Québécoises à avoir reçu une invitation au camp de sélection d’Équipe Canada sénior en prévision des championnats mondiaux et l’une des huit joueuses de New York à avoir été invitée. Si cela peut paraître beaucoup, ce n’est rien comparé aux 13 joueuses en provenance de l’équipe de Toronto, qui se nommera les Sceptres cette année.

En plus d’avoir autant de joueuses invitées, la directrice générale de Toronto, Gina Kingsbury, ainsi que l’entraîneur-chef des Sceptres, Troy Ryan, occupent également les mêmes postes au sein de l’équipe nationale séniore féminine.

Des questions

Plusieurs personnes impliquées dans la LPHF se questionnent, à mots couverts, sur l’information à laquelle Ryan et Kingsbury ont accès dans leurs fonctions avec Équipe Canada, et comment le tout peut influencer leurs décisions à Toronto.

Au repêchage de 2023, des membres de l’équipe de Toronto utilisaient même des ordinateurs portables à l’effigie de Hockey Canada. The Hockey News indiquait en juin dernier que plusieurs employés à travers les différents marchés de la ligue avaient communiqué avec eux afin de discuter de cette situation.

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En 2023, les trois premières joueuses que Toronto a mises sous contrat provenaient d’Équipe Canada, tout comme les quatre premières joueuses repêchées par l’équipe. Au repêchage de 2024, Toronto a continué à piger dans l’équipe canadienne avec son premier choix.

Puis, peu de temps avant l’ouverture du marché des agentes libres, Kingsbury aurait envoyé ses invitations pour le camp d’évaluation d’été de Hockey Canada. Daryl Watts et Emma Woods, qui jouaient respectivement à Ottawa et New York la saison dernière et qui n’avaient pas été sollicitées au cours des dernières années, ont été conviées cette fois-ci. Quelques jours plus tard, Woods et Watts signaient à Toronto.

Support financier

Mentionnons également que le choix de septième ronde de Toronto et dernière joueuse repêchée en 2024, la gardienne de but Raygan Kirk, a fait partie des 48 joueuses invitées au camp, qui se termine en fin de semaine.

Est-ce qu’il faut signer ou être repêchée par Toronto afin de recevoir une invitation ou faire partie de l’équipe nationale? C’est la question que plusieurs se posent.

Au plus récent championnat mondial, 7 joueuses sur 23 provenaient des Sceptres. Il ne faut pas oublier que les athlètes reçoivent un support financier afin de jouer pour l’équipe nationale. Cela peut devenir un fort atout de négociation si une équipe peut garantir à la joueuse une invitation ou une place avec Équipe Canada.

Il y a toutefois une omerta qui s’est installée au sein des employés de la ligue, si bien que personne n’ose parler publiquement de certaines problématiques, dont ce possible conflit d’intérêts entre Toronto et Hockey Canada.

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