LPHF: Gabrielle David et Catherine Daoust auront leur chance au camp d’entraînement de Montréal


Mylène Richard
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Gabrielle David et Catherine Daoust tenteront encore une fois de faire leur place au sein de la formation montréalaise de la Ligue professionnelle de hockey féminin lors du camp d’entraînement.
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Les contrats des deux Québécoises n’étant valides que pour la saison initiale, elles devront refaire leurs preuves en raison du calibre qui augmentera avec l’arrivée de nouvelles joueuses issues des rangs universitaires et de l’Europe.
«Je suis encore jeune. Juste d’avoir une autre opportunité de me prouver, je dois sauter sur l’occasion», a indiqué David en entrevue au Journal, samedi, au terme d’un match de hockey-balle face à des joueurs de tennis en marge de l’Omnium Banque Nationale.
Pour l’occasion, David et Daoust ont enfilé leur chandail bourgogne du club de Montréal. Parce que non, les amateurs n’ont pas eu droit à de nouvelles couleurs ou un nom en primeur.
Mais le fait que l’attaquante de 25 ans et la défenseure de 29 ans représentent la formation de Marie-Philip Poulin publiquement sans avoir un contrat en poche laissait pressentir qu’elles avaient obtenu une invitation de la directrice générale Danièle Sauvageau afin de participer au camp cet automne.

Rôle de soutien
Après quatre ans dans la NCAA, David a amassé deux buts et quatre mentions d’aide en 23 matchs réguliers avec Montréal, ratant seulement le premier rendez-vous à domicile. Utilisée au sein de différents trios, son temps de jeu a varié entre 6 min 29 s et 24 min 34 s, selon les blessées. En trois rencontres éliminatoires (trois défaites en prolongation devant Boston), la Drummondvilloise a été blanchie, présentant un différentiel de -1.
Daoust, à qui on avait apporté par erreur le chandail numéro 25 de Mélodie Daoust samedi, a disputé tous les matchs des siennes, récoltant deux points durant le calendrier régulier et affichant un différentiel de -3 lors de la demi-finale.

Incertitude
Avec 10 attaquantes et huit défenseures ayant déjà signé une entente, ainsi que cinq joueuses repêchées en juin toujours sans contrat, dont les avants Abigail Boreen et Amanda Kessel, David et Daoust pourraient devoir se contenter d’un poste de réservistes.
«C’est dur à dire», a répondu David quand on lui a demandé si elle accepterait ce rôle, ce qui signifie une baisse de salaire considérable, malgré une présence à la plupart des entraînements.
«Je ne sais pas si d’autres équipes seraient intéressées. Je ne suis pas rendue là dans ma réflexion. Je me concentre présentement à faire l’équipe», a soutenu le choix de neuvième tour de Montréal en 2023.
Elle met toutes les chances de son côté en se consacrant à 100% au hockey cet été. En plus des entraînements au Centre 21.02 à l’Auditorium de Verdun, elle joue au hockey 3 contre 3.

Hockey-balle
David et Daoust, qui est aussi ingénieure, ont fait équipe notamment avec Erin Ambrose, Maureen Murphy, Audrey-Anne Veillette (Ottawa), Alexandre Labelle (New York) et le champion du monde de hockey-balle Jean-Philippe Moquin afin d’affronter les joueurs de l’ATP Alexis Galarneau, Vasek Pospisil, Nuno Borges, Marcos Giron, Miomir Kecmanovic et Luciano Darderi.
Sous une chaleur accablante, les représentantes de la LPHF l’ont emporté 5 à 4 en fusillade grâce entre autres aux buts de David et Daoust.
«J’ai manqué un but juste avant pour laisser le plaisir durer», a lancé en riant David, qui suit le tennis plus attentivement depuis deux ans.
Elle sera d’ailleurs de retour au stade IGA cette semaine pour assister «peut-être à un match de Félix Auger-Aliassime».
