L’ours de Dorval euthanasié
La bête posait un risque trop grand pour la sécurité

Olivier Faucher
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L’ours qui s’est aventuré dans un secteur résidentiel de l’ouest de l’île de Montréal dimanche a été euthanasié parce qu’il posait un risque trop élevé pour la sécurité de la population.
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L’animal qui avait causé l’émoi dimanche en se baladant dans des cours résidentielles de Dorval devait initialement être remis en liberté dans un environnement adapté, avait assuré l’entreprise Sauvetage Animal Rescue.
Mais l’ours noir a finalement été euthanasié, a indiqué au Journal lundi soir le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Après une évaluation, celui-ci a conclu que l’animal ne craignait plus suffisamment de se rendre près d’un «environnement bruyant» et «très urbain».
«En évaluant le risque de récidive élevé que cet ours pouvait représenter pour la sécurité de la population, la décision d’euthanasier l’animal se devait d’être prise», a fait savoir le ministère par courriel.
Lors de sa capture, l’animal était «stressé» dû à où il se trouvait, précise-t-on. «Le bruit, la présence de gens sont des facteurs stressants pour l’ours et peuvent le rendre imprévisible.»
Dimanche, des informations affirmaient qu’il s’agissait d’un ourson. Or, c’était plutôt un ours subadulte d’un an et demi, a rectifié le ministère.

Quête de nourriture
Selon le ministère, l’animal s’est retrouvé sur l’île de Montréal parce qu’il aurait pu être à la recherche de nourriture et il s’agirait d’un cas «peu fréquent».
Un constat partagé par le biologiste Michel La Haye, PDG de la firme Enviro Science et Faune.
Biologiste
«Je n’ai jamais entendu parler de ça [un ours sur l’île] en 10 ans à travailler pour la Ville de Montréal», dit-il.
Selon l’expert, l’ourson aurait pu se retrouver sur l’île en traversant à la nage le fleuve Saint-Laurent à partir des boisés situés près de Châteauguay.
Il est également possible que l’ourson soit arrivé bien malgré lui à bord d’un camion, poursuit M. La Haye.
«Ce n’est pas impossible qu’il soit tombé dans un conteneur et se fasse amener en pleine ville. Ça s’est déjà vu.»
Au fil du temps, il est de moins en moins probable que des ours se retrouvent près de la métropole étant donné le déboisement de la région, souligne le biologiste.