Tous les résultats
Publicité

Projet de loi sur la revente de billets: Billets.ca prend une commission de 30% sur chaque transaction, admet son président

Éric Bussières, président de Billets.ca, était à Québec, mardi, pour participer aux audiences publiques sur le projet de loi sur la revente de billets.
Éric Bussières, président de Billets.ca, était à Québec, mardi, pour participer aux audiences publiques sur le projet de loi sur la revente de billets. Photo tirée du compte LinkedIn d’Éric Bussières
Photo portrait de Cédric Bélanger

Cédric Bélanger

2026-02-25T01:16:09Z

Partager

Le propriétaire de Billets.ca affirme que sa plateforme de revente de billets en ligne réalise un chiffre d’affaires de 55 millions de dollars par année au Canada et que 75 % des transactions sur son site font l’objet d’ententes avec des producteurs de spectacles et des équipes sportives.

Éric Bussières a croisé le fer avec le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette mardi, à l’Assemblée nationale, lors des auditions publiques sur le projet de loi 10, qui vise à mettre des bâtons dans les roues des revendeurs de billets.

Le ministre a questionné M. Bussières de façon serrée sur le modèle d’affaires qu’il est venu défendre devant les parlementaires.

Éric Bussières, qui a plaidé coupable à 13 constats d’infraction d’avoir vendu des billets au prix supérieur à celui annoncé par le vendeur, en décembre dernier, a soutenu avoir des ententes verbales et écrites avec des producteurs afin d’obtenir des billets pour des événements artistiques et sportifs. Cela constitue les trois quarts des transactions de Billets.ca.

« Avec qui ? » lui a demandé le ministre.

« Je ne le dirai pas », a répondu Éric Bussières, qui s’est limité à dire qu’il n’avait pas d’entente avec Gestev, gestionnaire du Centre Vidéotron.

Publicité
« On liquide »

Selon Éric Bussières, des producteurs cognent à sa porte pour écouler des billets qu’ils sont incapables de vendre au prix courant.

« Ils sont bien contents de faire affaire avec nous. On liquide et en contrepartie, on va parfois leur demander de nous donner son artiste un peu plus populaire », a révélé celui qui approuve certains aspects du projet de loi tout en affirmant qu’il rate sa cible.

« 36 % des salles ne sont pas complètes. Ces billets doivent être vendus et nous avons le pouvoir de vendre beaucoup de billets. Je ne vois pas ce qu’on fait ici quand le vrai problème, ce sont les 36 % de salles qui sont vides », a prétendu M. Bussières.

Ce dernier, en plus de confirmer le chiffre d’affaires annuel de 55 M$ de son entreprise, a aussi expliqué que Billets.ca se prenait une commission de 30 % sur chaque billet vendu : 15 % de l’acheteur et 15 % du vendeur.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Pas de marché pour la revente entre consommateurs

Selon Éric Bussières, le quart des ventes sur sa plateforme sont donc réalisées entre consommateurs.

Quelques minutes plus tôt, un autre participant aux audiences publiques, qui exploite un logiciel de billetterie largement utilisé par les salles de spectacles québécoises, a cependant soutenu que la revente entre individus, au Québec, était un phénomène marginal.

« Il n’y a pas de marché pour ça. Nous l’avons regardé et on a décidé de ne pas le faire. La seule façon d’avoir une plateforme de revente et d’être rentable, c’est de flouer le spectateur », a martelé Mathieu Bergeron, propriétaire de la plateforme Tuxedo.

Les audiences sur le projet de loi 10 se poursuivent mercredi.

Publicité
Publicité