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Loi 2: le milieu médical «fragilisé et inquiet», estime Laurent Duvernay-Tardif

Le champion du Super Bowl en 2020 et médecin résident vit les répercussions de cette loi adoptée de force au quotidien à l’hôpital

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2025-11-11T05:00:00Z
2025-11-11T06:00:00Z

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C’était soirée de réjouissances pour Laurent Duvernay-Tardif à son intronisation au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec. Ç’a fait changement de son quotidien depuis que le gouvernement du Québec a adopté la loi 2, sous bâillon, il y a un peu plus de deux semaines. Le médecin résident de l’Hôpital général juif, à Montréal, estime que «l’ensemble du système et du réseau est inquiet et fragilisé. Tout le monde se pose des questions».

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L’ancien garde des Chiefs de Kansas City et des Jets de New York, dans la NFL, et gagnant du Super Bowl en 2020 n’avait pas encore pris la parole officiellement dans cet épineux dossier. Celui-ci oppose les médecins québécois au gouvernement de François Legault, qui veut réformer leur mode de rémunération.

Le médecin de 34 ans, diplômé de l’Université McGill, n’a pas souhaité s’étendre sur le sujet en fin d’entrevue avec Le Journal au Club de golf métropolitain, à Anjou, à quelques heures de son intronisation.

Photo fournie par VINCENT ÉTHIER
Photo fournie par VINCENT ÉTHIER

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Mais à chaque jour depuis l’adoption de force de la loi controversée le 25 octobre dernier, il voit les conséquences qu’elle créera. Surtout dans les relations entre les patients et leurs toubibs.

Importantes répercussions

«C’est un sujet extrêmement sensible qui affecte le quotidien de beaucoup de personnes avec qui je travaille et pas juste les médecins. L’ensemble du système et du réseau en ce moment est inquiet et fragilisé. Tout le monde se pose des questions.

«Je suis résident et je suis affecté par les répercussions de cette loi sur mes collègues, sur l’ambiance et sur les relations avec les patients, a enchaîné celui qui était sur la ligne de front lors de la pandémie de COVID-19. C’est comme si tout est rendu teinté. La médecine, à la base, c’est une relation de confiance que tu bâtis avec les patients devant toi. C’est bien plus précieux que des médicaments ou des tests.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

«C’est ce qui s’effrite un peu et je trouve ça dommage, car c’est la raison pour laquelle je fais de la médecine, a-t-il ajouté. Je ne le fais pas pour l’argent. Je le fais parce que j’ai la possibilité d’aider et de changer la trajectoire d’un patient.

«En ce moment, il y a des doutes, de l’inquiétude et de la panique. Il y a beaucoup de bruits autour d’un conflit de travail qui affectent le quotidien et les patients.»

Duvernay-Tardif a indiqué qu’il n’était pas parmi les quelque 12 000 médecins et étudiants en médecine réunis au Centre Bell, dimanche, pour manifester contre la réforme.

En février 2020, il avait reçu la médaille d’honneur de l’Assemblée nationale du Québec des mains du premier ministre Legault, le félicitant pour ses exploits sportifs. Un an plus tôt, il avait été fait chevalier de l’Ordre national du Québec.

Photo Simon Clark
Photo Simon Clark

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