L’offensive de l’administration Marchand sur le tramway
L’enjeu des communications sur le mégaprojet prend une place grandissante


Taïeb Moalla
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Des conférences de presse sans limites de temps, des explications techniques fouillées, des graphiques pour démêler le vrai du faux et des vidéos sur Facebook pour répondre, en direct, aux questions des internautes : la nouvelle administration Marchand a lancé ces deux dernières semaines une vaste offensive pour corriger « l’énorme bris de communications avec les citoyens » dans le dossier du tramway.
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Le 25 janvier, Bruno Marchand donne lui-même le ton. Après un huis clos de 90 minutes, au cours duquel les médias posent leurs questions techniques aux experts, la conférence de presse du maire sur l’état des lieux du tramway débute à 11 h.
« Le temps ne nous manquera pas. S’il faut se rendre jusqu’à 3 h (de l’après-midi), parce qu’il y a des questions jusqu’à 3 h, on va les prendre. Soyez certainement rassurés », annonce le maire d’entrée de jeu, illustrant ainsi cette nécessité de communiquer et de faire connaître le projet.
Appuis en baisse
La veille, un sondage Léger montrait une dégringolade dans les appuis. À peine 41 % des citoyens de Québec se disent désormais derrière le tramway et 43 % avouent être peu familiers avec ce mégaprojet lancé pourtant il y a près de quatre ans.
L’enjeu de la communication autour du tramway a d’ailleurs occupé une partie de la campagne électorale municipale automnale. « C’est la façon dont le projet est mené présentement qui n’est pas la bonne. Il y a un énorme bris de communications avec les citoyens », attaquait le candidat Marchand, à la fin septembre, en promettant 10 améliorations au projet.
Réponses en direct
Le 27 janvier, Bruno Marchand répond directement aux questions des citoyens sur Facebook. Des enjeux, que plusieurs croyaient réglés depuis longtemps, refont pourtant surface : une ville de la taille de Québec a-t-elle vraiment besoin d’un réseau de transport structurant ? Le tramway peut-il rouler en hiver ? Pourquoi ne pas ajouter tout simplement des bus électriques ? La dalle de béton va-t-elle couper Québec en deux ? Pourquoi démolir tant d’arbres qui font la beauté du boulevard René-Lévesque ? À quoi s’attendre en matière de circulation automobile pendant les longs travaux à venir ?
Malgré le scepticisme que l’on perçoit aisément dans plusieurs de ces interrogations, le maire tente de lever les inquiétudes une par une en répétant que toutes les questions sont légitimes.
« On veut rendre l’information accessible et transparente. Ce n’est qu’un début pour nous. Nous multiplierons les directs sur Facebook et Instagram. Nous irons dans les quartiers et nous répondrons aux gens qui ont des interrogations », détaille M. Marchand dans une déclaration envoyée au Journal.
Des efforts de communication soutenus
- 25 janvier : État des lieux sur le tramway (coûts supplémentaires de 600 millions $ que la Ville veut faire baisser, fils aériens, remontées mécaniques...).
- 26 janvier : Deuxième jour de l’état des lieux (plateforme surélevée et arbres).
- 27 janvier : Sur Facebook, le maire Marchand répond en direct, pendant une heure, aux questions des citoyens.
- 8 février : Première rencontre du bureau directeur du projet. Les élus d’opposition, Claude Villeneuve et Jackie Smith, y siègent.
- 10 février : Facebook live avec Benoît Carrier, directeur de la conception du tramway.
(À venir)
- 28 février : Début des consultations citoyennes.
- 15 mars : Comité plénier sur le tramway.