LNH: une triste première pour Crosby

Agence QMI
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Le capitaine des Penguins, Sidney Crosby, risque de vivre une triste fin de carrière s’il demeure à Pittsburgh au-delà de la campagne 2024-2025, la dernière prévue à son entente de 12 ans et de 104,4 millions $.
C’est en fait l’avis de certains observateurs en voyant les performances de la formation de l’entraîneur-chef Mike Sullivan, qui semble résigné à voir le club rater les séries. D’ailleurs, à moins d’un revirement inattendu, le numéro 87 manquera les éliminatoires une deuxième fois consécutive, un affront qu’il n’a jamais vécu depuis ses débuts dans la Ligue nationale de hockey en 2005. Et à plus long terme, une reconstruction pourrait se mettre en place, aux dires de quelques-uns : il faut rappeler que Pittsburgh a amorcé le calendrier régulier avec la moyenne d’âge la plus élevée (30,6 ans) du circuit.
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Rien ne va plus dans l’ouest de la Pennsylvanie, les «Pens» venant d’encaisser six revers en sept sorties. Au-delà des résultats insatisfaisants, la manière de perdre a lieu d’inquiéter la direction. Depuis qu’ils ont échappé une avance en troisième période du match contre les Flames de Calgary le 2 mars, l’équipe a été déclassée dans tous ses duels précédents, hormis celui de mardi, un court gain de 5 à 3 aux dépens des faibles Blue Jackets de Columbus.
Ainsi, la bande de Crosby a encaissé des dégelées de 6 à 1 et de 4 à 0 face aux Oilers d’Edmonton, de 6 à 0 contre les Capitals de Washington et de 5 à 1 aux mains des Bruins de Boston. Le tout combiné au départ de l’attaquant Jake Guentzel, échangé aux Hurricanes de la Caroline montre que l’équipe a abandonné.
«Personne n’est heureux de ce qui se passe, de la manière que les choses se déroulent. Peu importe à quel point on peut penser que c’est difficile, il faut juste trouver une façon d’avoir confiance en soi-même. On doit travailler et tenter d’ajouter les 2-3-4 % d’efforts nécessaires pour avancer», a commenté l’attaquant Bryan Rust au site des Penguins.
«C’est évidemment pénible. Il s’agit de se parler et d’essayer de communiquer avec le groupe en s’assurant que tout le monde s’entraide, a ajouté son coéquipier Reilly Smith. Le seul moyen de freiner une telle séquence est d’y aller par comité. Nous devons être responsables les uns envers les autres, tout en travaillant ensemble et en demeurant positifs.»
Peu d’entrain
N’empêche que l’enthousiasme est plutôt inexistant dans le vestiaire et il sera ardu de se présenter au boulot avec le sourire d’ici la fin de la saison. Pittsburgh occupe le 13e échelon de l’Association de l’Est et le futur, immédiat et plus lointain, est nébuleux.
«Il faut trouver cette motivation, un élément pouvant élever votre jeu d’un cran et à un niveau supérieur à chaque match», a résumé le gardien Tristan Jarry.
À court terme, les Penguins auront l’occasion d’ajouter des victoires aux dépens de proies à leur portée, car ils visiteront les Sénateurs d’Ottawa, mardi, avant de recevoir les Sharks de San Jose, jeudi.