LNH : un seul entraîneur sur le siège éjectable?
Agence QMI
Partager
La saison dernière, il a fallu attendre le 20e match de la saison pour assister à un premier renvoi d’entraîneur-chef dans la Ligue nationale de hockey (LNH), mais c’est encore plus tôt cette année qu’un capitaine pourrait perdre son navire.
Le Wild du Minnesota a disputé 10 rencontres en 2025-2026 et ça sent déjà la soupe chaude pour John Hynes. Comme Jim Montgomery chez les Bruins de Boston en novembre dernier, il pourrait être le premier sacrifié.
• À lire aussi: Dossier Nathan Lecompte: les 59 autres équipes de la LCH attendent de voir ce que les Saguenéens vont faire
• À lire aussi: LNH : Les Flyers retranchent l’un de leurs meilleurs espoirs
Ayant participé aux séries éliminatoires au printemps, le Wild est tombé de son piédestal assez rapidement. Le club du Minnesota n’a remporté que trois de ses 10 matchs et ne devance qu’une poignée d’équipes au classement général.
Le journaliste de The Athletic Michael Russo a rapporté que le directeur général Bill Guerin avait eu des entretiens avec les trois leaders de l’équipe, soit le capitaine Jared Spurgeon ainsi que ses adjoints Kirill Kaprizov et Marcus Foligno.
Le DG est préoccupé et les chances qu’il coupe les ponts avec Hynes, son entraîneur depuis le 27 novembre 2023, semblent augmenter.
«C’est tôt, mais tu ne peux pas l’ignorer, a indiqué Guerin à The Athletic la semaine dernière. On ne peut pas dire : “Oh, nous avons encore 70 matchs à jouer”. Ça ne fonctionne pas comme ça. Si tu te fais distancer ou si tu n’es pas solide dès le départ, tu peux te mettre dans une mauvaise position vis-à-vis des séries. Je suis sérieux. Je m’en fais parce qu’il y a une solution. Je m’en fais parce que nous ne jouons plus avec notre identité.»
À moins d’une surprise, la nature de ces conservations restera secrète, mais il y a fort à parier que le niveau de confiance envers Hynes a été discuté.
«La seule chose que je puisse vous dire, c’est qu’ils sont avec nous. Ils sont tout aussi préoccupés et ils veulent trouver des solutions [...]. La seule chose que je sais, c’est que je pourrais formuler bien des critiques, mais je ne remettrai jamais en question à quel point cette équipe a cela à cœur et à quel point ils veulent que ça s’améliore.»
Des insuccès répétés
Le sujet de l’été chez le Wild a été les discussions pour une prolongation de contrat de Kaprizov. Il est finalement devenu le joueur le mieux payé de tous les temps, avec un pacte de huit ans pour 17 millions $ par saison.
Le Russe n’a pas grand-chose à se reprocher, lui qui mène l’équipe avec 14 points. Les jeunes Matt Boldy, Marco Rossi et Zeev Buium font bien aussi. C’est plutôt le jeu défensif et le travail du gardien Filip Gustavsson qui sont source d’inquiétude.
Hynes en est à sa 11e saison comme entraîneur dans la LNH. Il a aussi dirigé les Devils du New Jersey, les Predators de Nashville, mais n’a jamais franchi le premier tour en cinq présences éliminatoires.
En 2024-2025, le Wild a enregistré 45 victoires pour terminer au quatrième rang de la section Centrale. Cela fait maintenant 10 ans qu’ils n’ont pas accédé à la demi-finale de l’Association de l’Ouest.
Pas de danger imminent
Ailleurs dans la LNH, aucun autre entraîneur ne semble véritablement sur la corde raide. Toujours dans la Centrale, les Blackhawks de Chicago, les Predators de Nashville et les Blues de St. Louis ne vont pas très bien, mais ils ont embauché récemment leurs instructeurs-chefs.
Même constat chez les Ducks d’Anaheim et les Flames de Calgary, tandis que Ryan Warsofsky dirige un club en grande reconstruction à San Jose.
Dans l’Est, aucune formation n’a moins de huit points après 10 matchs et le statu quo devrait être conservé un temps. Dean Evason (Blue Jackets de Columbus) et Lindy Ruff (Sabres de Buffalo) ont toutefois intérêt à ouvrir la machine, tout comme Craig Berube (Maple Leafs de Toronto).