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LNH: un net avantage aux équipes américaines?

Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2022-01-12T02:47:44Z

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C’est une mauvaise machine à reculer dans le temps. Avec le variant Omicron, on revient pratiquement à la réalité des premiers mois de la pandémie en 2020. Les dirigeants de la Ligue nationale de hockey (LNH) n’ont pas freiné complètement la saison, mais elle se déroulera à deux vitesses.

Il y a la réalité américaine et la réalité canadienne. 

«Il n’y a aucune restriction pour nos 25 formations américaines sur la capacité d’accueillir des partisans actuellement», a confirmé Bill Daly, le bras droit du commissaire Gary Bettman, dans un échange de courriels avec Le Journal.

Aux États-Unis, les partisans peuvent franchir les tourniquets des amphithéâtres sans aucun problème. Dans certaines villes américaines, il y a toutefois l’obligation de présenter une preuve vaccinale. Ça varie d’un État à l’autre.

Le Canadien jouera son prochain match mercredi soir contre les Bruins à Boston. À l’image de la grande majorité des parties entre les deux vieux rivaux, le TD Garden sera probablement rempli. Une scène qui représentera un contraste avec celle du dernier match au Centre Bell, où le CH avait joué à huis clos contre les Flyers de Philadelphie, le 16 décembre.

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Un avantage avec les partisans 

Mais on connaît la réalité des deux pays. Les États-Unis ont un système de santé privé, comparativement au Canada.

«Il y a toujours un avantage d’avoir tes partisans derrière toi, a reconnu Dominique Ducharme à quelques heures du départ pour Boston, mardi. Mais on parle de deux pays différents, de deux systèmes de santé différents et de deux approches différentes. Il y a des choses qu’on ne contrôle pas.

«Mais si tu me demandes et que tu demandes aux joueurs ce qu’on préfère, c’est de jouer devant un aréna plein, a poursuivi l’entraîneur-chef du CH. Sur une longue saison de 82 matchs, tu veux profiter de tes matchs à la maison et te nourrir de l’énergie des partisans. On verra ce qui arrivera pour notre retour à la maison [après un voyage de sept matchs à l’étranger]. C’est certain qu’on aimerait avoir des gens dans les gradins.»

24 000 cas au Massachusetts 

S’il y a une triste justice avec la pandémie, c’est qu’elle frappe un peu partout. Le variant Omicron ne s’arrête pas à une frontière. Il y a une flambée des cas un peu partout sur la planète. Le Canada et les États-Unis n’y échappent pas.

Pour ce classique entre Montréal et Boston, on peut ressortir certains chiffres. Sur le plan hockey, les Bruins (19-11-2) ont une bien meilleure saison que le CH (7-23-4).

Il y a une moins grande disparité sur les statistiques de la COVID-19. Selon les données du quotidien «The New York Times», on a répertorié au Massachusetts une moyenne quotidienne de 24 420 cas positifs lors des sept derniers jours. Des 50 États américains, le Massachusetts a la quatrième pire moyenne avec 354 cas positifs par tranche de 100 000 habitants.

Des données faussées 

Au Québec, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 déclarés par des tests PCR positifs était de 8710 mardi.

«Rappelons que le nombre de cas répertoriés n’est pas représentatif de la situation puisque l’accès aux centres de dépistage est restreint aux clientèles prioritaires», avertit cependant Québec dans son communiqué quotidien.

On se rapproche probablement plus de la moyenne quotidienne du Massachusetts qui a une population de près de 7 millions d’habitants.

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