LNH: quelles équipes ont déjoué les statistiques avancées cette saison?


Jean-Nicolas Blanchet
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C’est facile d’avoir l’air épais quand vient le temps d’analyser les prédictions d’avant-saison et qu’on s’était planté à plusieurs niveaux. Mais faisons la même évaluation avec les robots des statistiques avancées qui, eux aussi, sont capables de l’échapper.
J’avais prédit la présence de Buffalo, Ottawa, Minnesota, Calgary, Seattle et New Jersey en séries. C’est plus du tiers des équipes que j’ai raté.
Avant la saison, j’avais aussi demandé aux robots de Sportlogiq combien de buts chaque équipe allait marquer dans la section de l’Est.
Tout ça afin de situer le Canadien par rapport aux autres clubs, mais aussi me faire une idée du classement dans la section.
Marquer beaucoup de buts ne garantit pas une place en séries. Mais disons que ça aide énormément. Pour l’illustrer, cette année, 13 des 16 équipes qui ont marqué le plus de buts dans la LNH sont en séries.
Il faut en prendre et en laisser avec les robots, mais au moins ces robots ont la qualité d’être parfaitement objectifs et jamais tiraillés par l’amour ou la haine envers des équipes.
Et quand j’écris qu’il faut en prendre et en laisser, je souligne que les organisations de la LNH se disent plutôt: il faut en prendre et ne pas trop en laisser. Car les statistiques avancées prennent une place majeure dans les stratégies des équipes. Une place plus importante que l’an dernier, et moins importante que l’an prochain.
Bref, quand j’ai demandé aux robots les prévisions pour les buts marqués, il faut comprendre que les projections ont été réalisées avec l’alignement partant de chaque équipe de la LNH avant le premier match. Ainsi, les échanges et les blessures ne sont pas considérés. C’est pourquoi les robots peuvent avoir eu l’air très enthousiastes dans leurs prédictions. Et c’est aussi pourquoi il est normal que la plupart des équipes aient marqué moins de buts qu’avec leur alignement sans égratignure du début de l’année.
Sur papier
Avant un début de saison, on dit souvent: «Sur papier, cette équipe-là devrait...» Eh bien, c’est un peu ça que les robots ont fait. Ils ont analysé, sur papier, combien de buts on pouvait s’attendre pour chaque équipe.
Et à la fin de l’année, on peut découvrir si les équipes ont été meilleures ou moins bonnes que prévu.
On peut se dire qu’avec ces effectifs, cette équipe aurait dû marquer tel nombre de buts de plus ou de moins.
La pire déception a été Pittsburgh. Les robots leur prédisaient 294 buts, soit le 2e plus haut total dans l’Est. Ils en ont fait 252, soit 41 de moins. C’est sûr qu’avec 45 points de moins que la saison précédente, Erik Karlsson semble avoir déjoué les robots.
Les Devils devaient être l’équipe qui marque le plus souvent dans la section. Ils ont fait 40 buts de moins. Les blessures de Jack Hughes (20 matchs) et Dougie Hamilton (62 matchs) ont en partie faussé les projections.
Et le CH dans tout ça?
Le Canadien fait aussi partie des équipes qui ont sous-performé sur le plan des buts marqués. Les robots prédisaient 248 buts. Ils en ont marqué 232, soit cinq de plus que l’an dernier. Les robots prédisaient plutôt 21 buts de plus que l’an dernier, ce qui m’apparaissait tout de même possible.
Le CH a marqué 2,77 buts en moyenne cette saison, ce qui les place au 26e rang de la LNH. Les robots les plaçaient plutôt autour du 20e rang à ce chapitre.
La blessure de Kirby Dach n’a pas aidé, mais avec 33 buts en carrière en 212 matchs, les robots ne prédisaient pas non plus que le centre du Canadien produise comme Connor McDavid.
Toujours dans l’Est, quatre équipes s’illustrent, à l’inverse, comme les plus belles surprises. Detroit (+31), Tampa (+30), Toronto (+24) et Boston (+29) sont les équipes qui ont été meilleures que ce qui était prévu «sur papier» par les robots.
D’ailleurs, selon les statistiques de Sportlogiq, la pire baisse de buts devait se produire à Boston, soit 71. Ils en ont marqués 263. C’est loin des 305 de l’an dernier, mais c’est tout de même bien meilleur que les 234 que prévoyaient les robots.
Je me rappelle, quand j’ai publié le reportage au début de la saison, j’ai reçu plusieurs messages des sympathiques et moins sympathiques amateurs des Bruins qui me racontaient à quel point c’était n’importe quoi mon article. J’avais tout de même écrit pour me défendre: «Or, je ne gagerais pas là-dessus (la baisse de 71 buts des Bruins). Boston trouve toujours une façon de gagner, surtout quand l’équipe est sous-estimée.»
J’ai effectivement bien fait de ne pas gager.
– Avec la collaboration de Sportlogiq