LNH: Macklin Celebrini, le successeur de Connor Bedard?


Kevin Dubé
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Bruce Richardson l’avoue: il a rarement été aussi impressionné par un joueur de hockey que par le jeune de 16 ans Macklin Celebrini.
Alors que c’est une question de temps avant que Connor Bedard ne devienne le tout premier choix du repêchage de 2023, un nom commence déjà à circuler comme successeur et potentiel premier de classe en 2024, et c’est celui de Celebrini.
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Outre le fait qu’il a déjà le nom d’une star, il semble qu’il ait aussi les habiletés pour être le tout premier joueur repêché dans un peu plus d’un an. Entraîneur adjoint avec l’équipe canadienne qui participe présentement au Championnat mondial des moins de 18 ans en Suisse, Richardson a rapidement compris pourquoi il y avait autant d’engouement envers le jeune homme natif de la Colombie-Britannique.
«Il est vraiment bon, a mentionné Richardson depuis Porrentruy en Suisse. Il a une tête de hockey incroyable, en plus d’une intelligence, de bonnes habiletés et d’un bon coup de patin. Ce qui m’a le plus surpris de lui, c’est son implication physique. Je l’avais vu au Défi mondial des moins de 17 ans et il n’était pas autant impliqué. Maintenant qu’il joue avec des joueurs plus vieux, tu vois qu’il a du hockey en lui. En plus, c’est un jeune très humble et concentré à devenir le meilleur joueur possible.»
Rôle important
Malgré son jeune âge, Celebrini devrait avoir un rôle prédominant avec l’équipe canadienne. Lors du premier match de l'équipe, jeudi, il évoluait au sein du premier trio en compagnie de deux espoirs de premier plan en vue du prochain repêchage: Colby Barlow et Andrew Cristall.
«C’est rare, un joueur qui m’impressionne autant. Lui, tu vois qu’il est dans une classe à part. J’ai hâte de voir comment il va continuer de se développer à l’Université de Boston», ajoute Richardson.
Parce que, même s’il est canadien, Celebrini a décidé d’opter pour la route des collèges américains et c’est pourquoi il a passé la dernière saison avec le Steel de Chicago dans la ligue junior des États-Unis (USHL). Ses 86 points en 50 parties ont battu un record pour le plus de points par un joueur de moins de 17 ans dans l’histoire du circuit.
Et les (le) Québécois?
On ne pouvait pas avoir Richardson au bout du fil sans lui parler de la très faible délégation québécoise avec l’équipe nationale des moins de 18 ans. Seul le gardien de 16 ans Gabriel D’Aigle s’est taillé une place avec l’équipe.
Mais, attention: ce tournoi ayant lieu annuellement alors que plusieurs équipes de la Ligue canadienne de hockey (LCH) sont toujours en séries, il n’est pas rare que plusieurs bons éléments n’y soient pas.
C’est ce qui a joué contre la LHJMQ cette année, concède Richardson, qui assure qu’Ethan Gauthier, Mathieu Cataford et Étienne Morin auraient été du tournoi si leur équipe de la LHJMQ avait été éliminée.
«On regardait tous le match 7 [entre Moncton et Baie-Comeau]. Si Moncton perdait, Morin était dans l’avion et s’en venait ici. La cuvée 2005 au Québec, c’est plus dur. L’an prochain, il va y en avoir plus.»
Le joueur oublié qui a suscité le plus de questionnements est le défenseur des Cataractes de Shawinigan Jordan Tourigny, qui était avec l’équipe canadienne à la Coupe Hlinka/Gretzky l’été dernier.
«On ne bâtit pas une équipe d’étoiles, mais une équipe pour gagner la médaille d’or, explique Richardson. Jordan Tourigny, peut-être que dans son style, il y avait peut-être quatre défenseurs devant lui. Pour les postes de 5e, 6e ou 7e, on avait peut-être besoin de joueurs pouvant jouer d’autres rôles.»
D'ailleurs, les Canada n'a pas entamé sa ruée vers l'or de la meilleure des façon, jeudi, alors que l'équipe nationale a été lessivée au compte de 8-0 par la Suède en levée de rideau de la compétition.