LNH: la meilleure poutine de sa vie dans la coupe Stanley!
Le recruteur des Golden Knights de Vegas Raphaël Pouliot a passé six heures top chrono avec le précieux trophée


Mylène Richard
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Pas besoin d’organiser le plus gros party ou de faire de grandes folies pour conserver d’impérissables souvenirs d’une conquête de la coupe Stanley.
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Sagement, le recruteur amateur des Golden Knights de Vegas Raphaël Pouliot a tout de même pris le temps de déguster une poutine dans le précieux trophée, comme il l’avait fait dans la coupe du Président de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, alors qu’il était dépisteur en chef des Huskies de Rouyn-Noranda.
« C’était assez exceptionnel. Les gens de la Fromagerie gourmande de Bromont sont venus la faire directement dedans. Ils avaient apporté des frites chaudes, ils ont ajouté le formage et la sauce. C’est pas mal la meilleure que j’ai mangée à date ! » a raconté Pouliot en entrevue avec Le Journal en roulant entre Prince Albert et Regina, en Saskatchewan.
Six heures intenses
Celui qui assiste à environ 250 matchs par année a eu son moment de gloire avec l’emblème de la LNH lundi soir, de 18 h à minuit.
« Ç’a été un méchant beau six heures et une belle journée. J’avais invité 20 de mes chums à jouer au golf dans la journée au Parcours du Vieux Village. J’ai joué quatre trous avec tout le monde. Après, d’autres personnes sont arrivées vers 17 h et j’ai pris des photos avec les gens pendant trois heures avant de poursuivre la fête chez moi », a-t-il expliqué.

Des gens émerveillés
L’ancien attaquant des Cataractes de Shawinigan, du Junior de Montréal et de l’Armada de Blainville-Boisbriand, dans la LHJMQ, a accueilli des proches qui l’ont aidé à façonner sa carrière au hockey, tant sur la patinoire qu’à l’extérieur. D’ex-coéquipiers de l’Université de Moncton ou d’anciens collègues de Rouyn-Noranda se sont mêlés aux amis et à la famille.
« Une chose qui a été vraiment le fun, c’était de voir l’émerveillement des gens, a mentionné le Québécois de 32 ans. J’ai des amis qui sont venus de Québec avec leurs enfants pour prendre une photo et repartir presque aussitôt. C’est là que tu te rends compte à quel point c’est spécial. »

Sans une sœur et son père
Malheureusement, Pouliot n’a pu vivre ce moment avec sa sœur Janika, qui vit en Suisse avec son mari hockeyeur, Éric Castonguay, et leurs trois garçons. Son père, Mario, a également raté le rendez-vous, puisqu’il dirige une équipe junior A en Alberta.
Raphaël Pouliot aurait bien voulu célébrer dans sa ville natale, mais les circonstances n’étaient pas favorables.

« Avec cette plage horaire, c’était difficile d’aller à Saint-Hyacinthe, et le lendemain matin, je devais partir à 7 h pour prendre l’avion. En plus, ma blonde, Sabrina Abel, doit donner naissance à une petite fille le 21 octobre », a relaté Pouliot, en promettant que la « prochaine fois, ça aura lieu à Saint-Hyacinthe ».
Bien conseillé par un autre recruteur des Golden Knights qui a gagné la coupe Stanley pour la troisième fois en quatre ans, Michel Boucher, Pouliot s’est assuré « d’avoir des souvenirs gravés dans [sa] mémoire, pas juste des photos » et de remettre l’objet chéri en un seul morceau.
