LNH: huit questions en suspens à l’approche des finales d’association


Kevin Dubé
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Il ne reste que quatre des 32 équipes de la LNH toujours en vie, et non les moindres. Les deux finales d’Association, dont celle de l’Est qui se met en branle dès mercredi, promettent d’offrir du jeu relevé.
En attendant que ça commence, voici huit questions, quatre pour chacune des séries, qu’on se pose présentement et dont personne n’a la réponse – à moins que vous soyez détenteur d’une boule de cristal.
Finale de l’Est: Panthers de la Floride c. Rangers de New York
L’expérience des Panthers paiera-t-elle?

C’est cliché, mais vrai: l’expérience ne s’achète pas. L’an dernier, les Panthers de la Floride ont créé une certaine surprise en atteignant la finale de la Coupe Stanley après être passés bien près de rater les séries éliminatoires.
Les Panthers avaient peut-être subi une correction en finale, s’inclinant en cinq parties, dont une défaite de 9 à 3 lors du cinquième match, mais ils sont tout de même ressortis avec une expérience non négligeable et, on s’en doute bien, le sentiment du devoir non accompli. Reste maintenant à voir si les Alexander Barkov, Matthew Tkachuk et compagnie pourront se nourrir de cette expérience dans les moments cruciaux, face aux Rangers.
Quel gardien russe aura le dessus?

Il ne fait aucun doute que les succès des Rangers passeront, notamment, par le brio de leur gardien Igor Shesterkin. Ce dernier a été tout simplement étincelant depuis le début des séries éliminatoires, comme le démontre son pourcentage d’arrêts de 0,923 jusqu’ici, un sommet parmi les gardiens toujours en action.
Le duel devant le filet s’annonce donc plus qu’intéressant puisque, de l’autre côté, c’est son compatriote russe Sergei Bobrovsky qui tentera de mener les siens en finale. Ce dernier ne présente pas des chiffres aussi reluisants que Shesterkin, mais il a fait le travail jusqu’à maintenant. L’équipe de l’Est qui atteindra la finale pourrait bien être celle qui a bénéficié du meilleur travail de son gardien de but.
Les Panthers peuvent-ils freiner l’avantage numérique des Rangers?

Certes, il y a eu le brio de Shesterkin, mais les succès des Rangers peuvent aussi être expliqués par la domination de leur avantage numérique jusqu’ici lors des séries éliminatoires. La troupe de Peter Laviolette a marqué à tous les trois avantages numériques ou presque. Leur efficacité de 31,4% jusqu’ici en fait le troisième meilleur dans la LNH, mais le plus élevé parmi les équipes toujours actives.
De leur côté, les Panthers n’ont pas été aussi convaincants avec l’avantage d’un homme, présentant un pourcentage d’efficacité de 22%. Ils sont toutefois troisièmes en séries en désavantage numérique (86,1%), tout juste derrière... les Rangers! Ces derniers affichent 89,5% d’efficacité.
Artemi Panarin peut-il en faire encore plus?

Artemi Panarin a inscrit 11 points en 10 matchs depuis le début des séries éliminatoires. Pas si mal, direz-vous! C’est vrai. En tout cas, c’est mieux que l’a dernier alors qu’il avait été incapable de faire mieux que deux passes en sept parties avant d’être éliminé par les Devils du New Jersey.
Mais on attend encore de voir le joueur dominant de la saison régulière, celui qu’on voyait comme un candidat au trophée Hart remis au joueur le plus utile du circuit. Les Rangers en auront besoin s’ils veulent venir à bout des Panthers.
Finale de l’Ouest: Oilers d’Edmonton c. Stars de Dallas
Quelle version de Stuart Skinner?

Il s’agit de LA grande question dans cette série. Menés par Connor McDavid et Leon Draisaitl, les Oilers d’Edmonton sont parvenus à venir à bout des Canucks de Vancouver en sept matchs, et ce, malgré des prestations épouvantables de leur gardien partant, Stuart Skinner, en début de série. Après avoir cédé sa place à Calvin Pickard pour les matchs 4 et 5, Skinner est revenu devant le filet des Oilers pour les mener à la victoire lors des deux dernières rencontres. Bon, il faut dire qu’il n’a pas nécessairement été un facteur, recevant 15 et 17 tirs lors des matchs no 6 et 7.
Contre Dallas, Skinner ne pourra se permettre ses largesses du deuxième tour parce que cette série pourrait se terminer beaucoup plus tôt qu’en sept.
Dans quel état est Roope Hintz?

Les Stars sont une équipe bien balancée à toutes les positions et ce n’est pas pour rien que plusieurs les voient encore comme les favoris pour remporter le gros trophée. C’est cette profondeur qui leur a permis de venir à bout de l’Avalanche du Colorado en six matchs malgré le fait qu’ils ont été privés de leur premier centre, Roope Hintz, pour les deux dernières rencontres.
Hintz ne connaissait pas nécessairement des séries à la hauteur de son talent offensif (six points en 11 matchs), mais il demeure l’un des attaquants les plus dangereux des Stars. Bonne nouvelle pour Dallas: il a recommencé à patiner et il est probable qu’il joue le premier match de la finale de l’Ouest. Dans quel état? À suivre.
Leon Draisaitl et Connor McDavid auront-ils de l’aide?

Le monstre à deux têtes des Oilers d’Edmonton a été fidèle à lui-même en deuxième ronde. Malgré toutes sortes de problèmes devant le filet et une brigade défensive parfois douteuse, ils sont parvenus à mener les Oilers vers la finale de l’Ouest.
Maintenant, il faudra qu’ils aient un peu d’aide. Les Oilers ont inscrit 46 buts en séries jusqu’à présent et, de ce nombre, 30 sont provenus des bâtons des cinq gros canons offensifs de l’équipe qui, incidemment, évoluent ensemble sur la première vague d’avantage numérique soit McDavid (2), Draisaitl (8), Evan Bouchard (5), Ryan Nugent-Hopkins (4) et Zach Hyman (11). On parle ici de 65% des buts de l’équipe.
Joe Pavelski sortira-t-il de sa torpeur?

Joe Pavelski a 39 ans, mais on a l’impression qu’il ne vieillit pas. Est-ce que les séries 2024 sont le premier signe d’un inévitable déclin? Il est encore tôt pour l’affirmer, mais, chose certaine, le vétéran ne produit pas au rythme auquel il nous a habitués depuis plusieurs saisons.
Après une autre saison fort respectable offensivement, lors de laquelle il a marqué 27 buts et 67 points en 82 matchs, Pavelski ne compte qu’un maigre filet en 13 matchs éliminatoires jusqu’ici et un total de quatre points. Point positif, toutefois: trois de ses quatre points ont été inscrits lors des deux derniers matchs de la série de deuxième tour face à l’Avalanche du Colorado. La léthargie pourrait être derrière lui.