LNH: ces gros noms ont déjà trouvé preneur au ballottage

Wilson Salaun
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Le ballottage n’est pas la voie privilégiée par les directeurs généraux de la Ligue nationale de hockey (LNH) afin de dénicher la prochaine perle rare, mais au fil des années, certains d’entre eux ont réussi à frapper des coups de circuit.
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De futurs membres du Temple de la renommée, un gardien avec plus de 400 victoires, des marqueurs de 30 buts et plus: voici les meilleurs joueurs réclamés au ballottage dans l’histoire de la LNH.

Igor Larionov
Modeste choix de 11e tour des Canucks de Vancouver en 1985, l’attaquant Igor Larionov a dû attendre quatre ans avant de faire le saut dans la LNH. Et pour cause, il n’a été autorisé à rejoindre la formation britanno-colombienne qu’en 1989, après avoir exprimé durant moult années à son équipe du CSKA Moscou, en ex-Union soviétique, sa déception de ne pas pouvoir rejoindre le continent nord-américain.
Les Canucks ont donc réussi à négocier son arrivée à une condition: qu’une partie du salaire de Larionov soit reversé au Sovintersport, un organisme gouvernemental de l’époque créé afin de commercialiser le prestige sportif soviétique à l’étranger. Or, Larionov fut convaincu que cet argent n’allait qu’enrichir les têtes dirigeantes de ce comité. Il a décidé de jouer en Suisse lors de la saison 1992-1993 dans le but de briser cette entente entre les deux formations.
Le DG des Canucks de l’époque, Patt Quinn, a donc soumis les droits de Larionov au ballottage. Les Sharks de San Jose ont sauté sur l’occasion et l’ont réclamé. Le reste appartient à l’histoire: l’avant de 5 pi et 9 po aura connu une carrière plus qu’aboutie, amassant 169 buts et 475 mentions d’aide pour 644 points en 921 matchs en carrière, en plus de remporter trois coupes Stanley avec les Red Wings de Detroit en 1997, 1998 et 2002.
Il a été admis au Temple de la renommée en 2008.

Mark Recchi
Autre membre du Temple de la renommée, le cas de Mark Recchi est cependant bien différent de celui de Larionov. En fin de carrière, pendant qu’il continuait à offrir de beaux services aux Penguins de Pittsburgh, le 67e choix au total de l’encan de 1988 a vu son nom placé au ballottage par le club de la Pennsylvanie après un début de campagne 2007-2008 moyen (8 points en 19 matchs).
Les Thrashers d’Atlanta ont flairé le bon coup et ont décidé de tenter leur chance avec le joueur âgé de 39 ans à l’époque. Après avoir amassé 40 points lors de ses 53 joutes à Atlanta, Recchi a réussi à obtenir un contrat d’un an avec le Lightning de Tampa Bay l’été suivant.
Il a accroché ses patins après sa troisième et dernière conquête de la Coupe Stanley en 2011 avec les Bruins de Boston. En 1652 rencontres, Recchi a récolté 577 buts et 956 aides pour 1533 points.

Chris Osgood
On peut être l’un des meilleurs gardiens de l’histoire et tout de même être laissé disponible gratuitement. C’est le cas de Chris Osgood, l’un des 13 gardiens de l’histoire du circuit Bettman ayant obtenu plus de 400 victoires en carrière (401), qui a vu sa place volée par un autre phénomène de sa génération: Dominik Hasek.
À l’été 2001, les Red Wings de Detroit, le club d’Osgood à l’époque, ont décidé d’acquérir Hasek. Après plusieurs essais pour l’échanger, l’organisation du Michigan l’a envoyé au ballottage.
Ce sont les Islanders de New York qui l’ont réclamé et après une saison et demie avec le club, il a été échangé aux Blues de St. Louis. Osgood a effectué son retour avec les Red Wings en août 2005, terminant par le fait même sa carrière en 2011 avec la formation qui l’a repêché en troisième ronde en 1991.
Le natif de Peace River, en Alberta, a soulevé à trois reprises le saladier d’argent. Il a affiché une moyenne de buts de 2,49 et un taux d’efficacité de ,905 en 744 matchs de saison régulière dans la LNH.

Evgeni Nabokov
Voici le deuxième gardien de cette liste. À l’été 2010, après 10 saisons à San Jose où il a fait la pluie et le beau temps, Evgeni Nabokov a reçu une bien mauvaise nouvelle lorsque le DG de l’époque, Doug Wilson, lui a indiqué que l’équipe n’avait pas les moyens de prolonger son contrat.
Il a ainsi décidé de retourner dans la Ligue continentale de hockey la saison suivante, mais son aventure n’a duré que 22 matchs avec le SKA de Saint-Pétersbourg, étant libéré par l’équipe en décembre 2010. Celui qui revendique 353 victoires en carrière ainsi qu’un taux d’efficacité de ,911 dans la LNH a décidé de refaire le saut en Amérique du Nord en 2011, signant un contrat avec les Red Wings.
Cela dit, il devait être soumis au ballottage par la formation pour pouvoir retourner dans la meilleure ligue de hockey au monde. Son projet de disputer sa saison à Detroit est donc rapidement tombé à l’eau, les Islanders le réclamant.
Après trois saisons à Long Island, Nabokov a terminé sa carrière avec le Lightning en 2014-2015.
Mentions honorables
- Michael Grabner (175 buts et 101 aides 276 points en 640 matchs avec les Canucks de Vancouver, les Islanders, les Maple Leafs de Toronto, les Rangers de New York, les Devils du New Jersey et les Coyotes de l’Arizona)
- Paul Byron (98 buts et 110 aides pour 208 points en 521 matchs avec les Sabres de Buffalo, les Flames de Calgary et le Canadien de Montréal)
- Dominic Moore (106 buts et 176 aides pour 282 points en 897 matchs avec les Rangers, le Wild du Minnesota, les Penguins de Pittsburgh, les Sabres, les Panthers de la Floride, le Canadien, le Lightning, les Sharks et les Bruins)
- Steve Sullivan (290 buts et 457 mentions d’aide pour 747 points en 1011 matchs avec les Devils, les Maple Leafs, les Blackhawks de Chicago, les Predators de Nashville et les Coyotes)
- Ilya Bryzgalov (221 victoires, une moyenne de 2,58 et un taux d’efficacité de ,912 en 465 matchs avec les Ducks d’Anaheim, les Coyotes, les Flyers de Philadelphie, les Oilers d’Edmonton et le Wild du Minnesota)