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LNH : ça reste une course aux quatre victoires

Getty Images via AFP
Photo portrait de Michel Therrien

Michel Therrien

2024-06-12T23:30:00Z

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En éliminatoires, nous parlons toujours de séries 4 de 7, mais quand j’étais entraîneur-chef, je n’ai jamais aimé aborder la situation de cette façon, car il faut s’assurer que les joueurs demeurent dans le moment présent. 

Pour cette fin, je changeais la terminologie; une série reste une course aux quatre victoires, selon moi. En gardant ça en tête, nous n’étions pas trop déstabilisés. L’équipe en avance n’est donc pas trop à l’aise, puisqu’elle peut se dire qu’elle n’a absolument rien gagné encore. À l’opposé, celle tirant de l’arrière ne voit pas l’écart à combler comme une montagne insurmontable et ne cède pas au désespoir.

D’ailleurs, le troisième affrontement d’une série est toujours crucial. Il s’agit d’un match-pivot qui constitue un moment important. J’ai déjà mené 2 à 0 et je sais que ça peut faire tourner le vent d’un côté ou de l’autre. Ici, la rencontre pourrait donner un élan aux Oilers. Si jamais ils l’emportent jeudi, à 2 à 1, ils seront plus en confiance. Cependant, un retard de 3 à 0 signifierait la fin des émissions.

Une question de survie

Aussi, les Oilers devront adopter le mode survie. Même si je parle de changer les termes, leurs joueurs savent inconsciemment qu’ils devront gagner; seulement cinq clubs dans l’histoire de la Ligue nationale ont surmonté un déficit de 2 à 0 en finale pour gagner la coupe Stanley. L’atmosphère sera incroyable et je m’attends donc à une grosse performance de leur part, car ils n’ont pas le choix : c’est une question de vie ou de mort.

L’entraîneur-chef Kris Knoblauch demeurera positif et effectuera de petits ajustements. Il peut s’encourager en se disant que ses hommes ont très bien joué durant la première partie. Ils méritaient un meilleur sort, mais le gardien Sergei Bobrovsky leur a volé la victoire.

En revanche, les Panthers sont bâtis pour les séries et seront difficiles à vaincre. Au départ, j’avais prédit un gain de la Floride en cinq rencontres, puisqu’il s’agit d’une formation qui frustre l’adversaire grâce à sa pression sur le porteur de la rondelle et à son jeu physique. Aussi, nous avons vu Leon Draisaitl commettre un geste de frustration, ce qui est inhabituel chez lui.

Pourtant, la longue pause de six jours a nui aux Panthers dans le premier match. Ce n’était pas à cause d’un manque de préparation, surtout que Paul Maurice est un instructeur d’expérience. Il reste que la Floride ne représente pas un environnement de hockey. Toutefois, lors du deuxième affrontement, les Panthers ont repris le rythme des séries et ressemblaient pas mal plus à l’équipe solide que nous connaissons. Maintenant, leur défi sera de conserver le même niveau de désespoir que les Oilers.

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