Malgré le chaos en Arizona, Bettman a toujours peu d’intérêt pour Québec
Gary Bettman cherche des solutions pour maintenir les Coyotes en Arizona


Jean-François Chaumont
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LAS VEGAS | Les Coyotes ressemblent plus à un chat. Ils ont neuf vies. Neuf vies pour leur survie en Arizona. Malgré le rejet de la population lors d’un référendum pour le projet de construction d’un aréna à Tempe, les Coyotes ont des chances de demeurer dans le désert.
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À sa conférence de presse habituelle avant l’ouverture de la finale de la Coupe Stanley, Bettman a insisté sur son désir de maintenir les Coyotes en Arizona.
«Les Coyotes de l’Arizona regarderont les autres options dans la grande région de Phoenix, a dit le commissaire de la LNH. Nous suivrons ce dossier attentivement. Notre espoir est de les voir trouver une solution.»
En 2022-2023, les Coyotes ont déménagé de Glendale à Tempe. Ils ont joué au Mullett Arena, l’amphithéâtre des Sun Devils de l’Arizona State qui contient 4600 places. Les propriétaires de l’équipe ont déjà indiqué qu’ils poursuivraient l’aventure dans ce minuscule amphithéâtre pour la prochaine saison. À l’origine, les Coyotes avaient signé un bail de trois ans.
L’auteur de ces lignes a demandé au commissaire de la LNH d’expliquer pourquoi il restait aussi patient avec les Coyotes malgré leurs déboires en Arizona.
«C’est un marché formidable, a-t-il répliqué. Il y a plusieurs partisans de sports dans cette région et c’est l’un des plus gros marchés en Amérique du Nord. L’équipe et les partisans ont vécu plusieurs situations malheureuses. Ils sont peut-être les victimes de mauvaises circonstances. Mais nous sommes dans une position où la ligue et nos propriétaires sont forts. Nous pouvons mieux résister [à un déménagement] qu’il y a 20 ou 30 ans.»
Muet sur Québec
À Québec, les Remparts ont rempli le Colisée Vidéotron en vendant plus de 18 000 billets en quelques minutes seulement, pour leur finale contre les Mooseheads de Halifax. On ressentait la folie et la passion pour le hockey.
Mais, au sein des têtes dirigeantes de la LNH, il n’y a pas ce même amour pour Québec. Bettman a répondu à une question sur cet éternel sujet. On lui a demandé s’il avait suivi avec intérêt l’engouement pour les Remparts et s’il pouvait un jour songer à ramener une équipe de la LNH à Québec.
«Je n’ai pas regardé un seul marché en cas d’une relocalisation, a répliqué Bettman. Dans le cas des Coyotes, nous voulons trouver une solution pour un nouvel amphithéâtre en Arizona. C’est ce que nous voulons faire.»
Dans cette réponse, le commissaire de la LNH n’a jamais prononcé le nom de la ville de Québec.
Salt Lake City comme option?
Dans la machine à rumeurs, les villes de Salt Lake City et de Houston ressortent souvent comme candidates pour accueillir les Coyotes dans le cas d’un déménagement ou d’une future expansion.

«Nous avons parlé à Ryan Smith [propriétaire du Jazz de l’Utah de la NBA], a dit Billy Daly, commissaire adjoint de Bettman. Il a exprimé son intérêt pour amener une équipe de la LNH à Salt Lake City.»
Bettman et Daly ont toutefois mentionné qu’ils ne regardaient pas à court terme pour un autre projet d’expansion.
«L’expansion n’est pas au sommet de nos priorités, a souligné Daly. Mais la bonne nouvelle est qu’il y a de l’intérêt. Nous n’aurions pas peur de diluer le produit, il y a de bons joueurs de hockey.»
Pas une patience éternelle
Bettman a réitéré son désir de sauver les Coyotes en Arizona. Le son de cloche est toutefois différent au sein de l’Association des joueurs de la LNH. Marty Walsh, nouveau président de l’AJLNH, a indiqué qu’il y avait des inquiétudes.
«J’ai rencontré les joueurs des Coyotes et ils ont posé plusieurs questions, a mentionné Walsh. Ils sont des joueurs de la LNH et ils jouent dans un aréna universitaire. Le commissaire a dit qu’il voulait regarder pour d’autres options en Arizona. Mais j’aimerais connaître les plans de la LNH. Il y a eu un gros pas de recul avec le référendum refusé à Tempe.»
«Si nous n’avons pas une nouvelle localisation dans un futur rapproché en Arizona, nous devrons avoir de sérieuses discussions avec les dirigeants de la LNH. Les joueurs des Coyotes ne pourront pas jouer éternellement dans un édifice universitaire. Ce n’est pas bon pour l’image de la LNH.»
Et ce n’est pas bon pour le partage des revenus entre les joueurs et les propriétaires.