Ljungblom, Boreen et le français

Patric Laprade
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Pour les trois prochaines saisons, la Victoire de Montréal a mis sous contrat deux attaquantes qui pourraient faire toute une différence.
La première est la Suédoise Lina Ljungblom, repêchée au 90e et dernier choix de l’encan de 2023. Liée contractuellement avec MoDo dans la SDHL, on doutait qu’elle puisse jouer dans la LPHF l’an dernier. Toutefois, une règle précise qu’une équipe conserve les droits d’une joueuse pendant deux ans. Danièle Sauvageau a donc vu en elle un investissement.
La saison dernière, à seulement 22 ans, Ljungblom a marqué 31 buts en 46 matchs avec MoDo, a été nommée attaquante de l’année et joueuse la plus utile dans la SDHL, en plus d’être choisie la meilleure joueuse de hockey suédoise. Un choix de 15e ronde qui a des allures de première ronde!
Marqueuse naturelle, elle avait aussi marqué sept buts en autant de matchs au championnat mondial de 2023, un exploit qui n’était pas passé inaperçu.
« Ça a été un tournoi qu’on a regardé avec attention, a mentionné l’entraîneuse-cheffe Kori Cheverie. Et c’est ce genre de joueuse qu’on voulait, qui peut changer l’allure d’un match et qui peut jouer avec robustesse. »
Sur le même trio que Poulin
La robustesse est un élément clé, car tout comme la LPHF, la SDHL permet les mises en échec. La transition sera plus fluide.
« La plus petite patinoire va bien se marier avec mon style de jeu, a confirmé Ljungblom, dans un anglais très fluide. Je suis bonne dans mes batailles pour la rondelle. Je suis forte et j’aime aller directement devant le filet. Alors je pense que je peux amener plus que juste mon lancer et marquer des buts. »
Cheverie a placé sa nouvelle joueuse aux côtés de Marie-Philip Poulin et Laura Stacey lors de la première pratique de la saison, une idée qu’elle a en tête depuis que l’équipe a repêché Ljungblom.
« Son lancer est très puissant, elle est forte avec la rondelle et a une bonne vision du jeu. Je suis super excitée de l’avoir avec nous », a mentionné Poulin.
Hockey et études pour Boreen
L’autre attaquante d’impact est le choix de troisième ronde de 2024, Abby Boreen. Plusieurs spéculations avaient été avancées à son sujet selon lesquelles elle voulait demeurer au Minnesota afin d’y poursuivre ses études. Mais Danièle Sauvageau a bien géré le dossier et a tout fait pour que Boreen puisse jouer à Montréal.
« Ça a pris le temps que ça a pris, mais finalement on est bien content du résultat », a expliqué la directrice générale. Une attention que Boreen a bien appréciée.
« Je suis toujours étudiante en pharmacie à l’Université du Minnesota, a précisé Boreen. Mes professeurs me permettent de faire mes cours en ligne et d’avoir un surveillant ici pour les examens. De cette façon, je peux continuer à étudier et à poursuivre mon rêve de jouer au hockey. Je suis donc très reconnaissante envers Danièle et l’organisation. »

En français svp!
Les cours de français de Kori Cheverie et ses débuts de points de presse dans la langue de Molière ont été appréciés des amateurs et des journalistes la saison dernière.
Ça a fait des petits alors que plusieurs joueuses anglophones ont commencé leur mêlée de presse jeudi avec quelques mots en français, à commencer par Cheverie elle-même.
« Bonjour! Ça va bien et vous? Nous sommes prêtes à commencer maintenant. Je suis très contente de vous voir et welcome back, bienvenue! »
L’Ontarienne Erin Ambrose y est allée d’un « Salut tout le monde! » Une autre Ontarienne, Laura Stacey, a fièrement dit « Nous sommes de retour! »
Et même Ljungblom, à son premier point de presse montréalais, a salué les scribes d’un bonjour! « Mon français n’est pas le meilleur, mais j’essaye fort. Je vais me rendre là éventuellement. »
Ce n’est pas obligé d’être compliqué. Et la Victoire de Montréal semble l’avoir compris.