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Liz Cheney, ennemie jurée de Trump, face à une défaite quasi certaine

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2022-08-16T17:32:07Z

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L'élue républicaine Liz Cheney, qui s'est lancée dans une bataille méthodique contre Donald Trump, s'apprête sauf surprise à essuyer une cuisante défaite mardi dans le Wyoming, État solidement ancré à droite où une candidate appuyée par l'ancien président est donnée largement victorieuse. 

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D'après les sondages, Harriet Hageman devance Liz Cheney d'environ 20 points dans la course à l'investiture républicaine pour un siège à la Chambre des représentants. Une récente enquête de l'Université du Wyoming place même son avance à presque 30 points.

Mme Cheney, 56 ans, est l'une des principales bêtes noires du milliardaire républicain depuis qu'elle a osé rejoindre la commission parlementaire enquêtant sur son rôle dans l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021.

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La fille de l'ancien vice-président Dick Cheney copréside même ce groupe d'élus, pour qui Donald Trump a «failli à son devoir» lors de l'attaque menée par ses partisans pour tenter d'empêcher la certification de la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle de 2020.

En réaction, le 45e président des États-Unis multiplie les attaques contre Mme Cheney, l'accusant d'être «déloyale et belliciste» et la qualifiant de «ratée donneuse de leçons». Il a mis tout son poids derrière sa rivale Harriet Hageman, une avocate de 59 ans qui a grandi dans un ranch et auprès de qui il est allé faire campagne fin mai.

Dans un État qui a voté à plus de 70% pour Donald Trump lors de la dernière présidentielle, Harriet Hageman appuie notamment la théorie véhiculée par le clan Trump selon laquelle l'élection de 2020 a été «volée» à l'ancien président, malgré les innombrables preuves du contraire.

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Menaces de mort

De son côté, Liz Cheney, qui a voté pour la destitution à laquelle le magnat a finalement échappé, s'efforce depuis plus d'un an de démonter cette thèse à laquelle adhèrent encore des millions de trumpistes.

Depuis qu'elle enquête sur Donald Trump et son entourage, l'élue a été visée par une série de menaces de mort et ne se déplace plus sans escorte policière. Elle a donc été contrainte de mener une sorte de campagne fantôme, sans rassemblements électoraux ni événements publics.

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Cette femme blonde à lunettes, héritière d'une droite très traditionaliste, pro-armes et anti-avortement, a été excommuniée par le parti républicain du Wyoming, dont le chef a lui-même participé aux manifestations le jour de l'assaut du Capitole.

«Peu importe combien de temps nous devrons nous battre, c'est une bataille que nous gagnerons. Des millions d'Américains à travers notre pays - républicains, démocrates, indépendants - sont unis pour la liberté», a dit Liz Cheney dans un message vidéo publié avant le week-end.

«Nous sommes plus forts, plus dévoués et plus déterminés que ceux qui tentent de détruire notre république. C'est notre grande mission et nous vaincrons», a-t-elle affirmé.

Quel avenir en cas de défaite pour celle qui a promis de tout faire pour que Donald Trump ne s'approche plus jamais du Bureau ovale? Les rumeurs lui prêtent des ambitions présidentielles pour l'élection de 2024, à laquelle elle pourrait se présenter en tant qu'indépendante si nécessaire.

Des élections se déroulent également en Alaska, où la candidature pour un siège à la Chambre des représentants de Sarah Palin, l'une des toutes premières figures du mouvement populiste et anti-élites dont Donald Trump s'est fait le champion, divise.

De nombreux électeurs reprochent en effet à Mme Palin, qui avait fait campagne en 2008 aux côtés du républicain John McCain pour devenir vice-présidente des États-Unis, d'avoir abandonné son mandat de gouverneure d'Alaska en cours de route en 2009.  

Un récent sondage indique que 60% des habitants de l'Alaska ont une opinion défavorable d'elle.

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