L’Iran a attaqué Israël «en réponse» à la mort des chefs du Hezbollah et du Hamas

AFP
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L’attaque de missiles lancée par l’Iran contre Israël est une réponse aux assassinats des chefs du Hamas et du Hezbollah, ont affirmé mardi les Gardiens de la révolution, qui menacent Israël d’«attaques écrasantes» s’il répliquait.
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«En réponse aux martyrs d’Ismaïl Haniyeh, Hassan Nasrallah et Abbas Nilforoushan (adjoint au chef des Gardiens), nous avons visé le cœur des territoires occupés» (Israël), ont indiqué dans un communiqué les Gardiens de la révolution, armée idéologique de l’Iran.
Le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien sont alliés de l’Iran au sein d’un «axe de la résistance» à Israël.
Cette attaque est la deuxième lancée par l’Iran contre Israël en six mois après celle d’avril, quand Téhéran avait affirmé avoir agi en «légitime défense» après l’attaque qui a détruit son consulat à Damas, tuant sept de ses militaires.
«En lançant des dizaines de missiles balistiques, la force aérospatiale des Gardiens de la révolution a visé d’importantes cibles sécuritaires et militaires au cœur des territoires occupés», ont déclaré les Gardiens.
Ils ont précisé avoir tiré sur «trois bases militaires autour de Tel-Aviv», notamment aériennes, et assurent que «90 % des tirs ont réussi à atteindre leurs cibles».
Le président de l’Iran, Massoud Pezeshkian, a salué mardi la «réponse décisive» contre «l’agression» d’Israël, que selon lui avait été menée «conformément aux droits légitimes et dans le but d’(établir) la paix et la sécurité de l’Iran et de la région».
Le premier ministre israélien Benjamin «Netanyahu devrait savoir que l’Iran n’est pas un belligérant, mais s’oppose fermement à toute menace», a indiqué M. Pezeshkian, appelant à «ne pas entrer en conflit avec l’Iran».
Après ces frappes, l’Iran a fermé l’aéroport de Téhéran, l’aviation civile indiquant dans un communiqué «suspendre» les vols au sol et «rediriger» les autres
Scènes de joie
Dès l’annonce des Gardiens de la frappe contre Israël, le présentateur de la télévision d’État a félicité «le courageux peuple iranien» pour cette opération.
La télévision a diffusé des chansons joyeuses sur fond d’images des missiles tirés dans le ciel et montré des images de personnes célébrant l’attaque dans plusieurs villes du pays et brandissant des drapeaux du Hezbollah et des portraits de Nasrallah.
L’Iran menace Israël de représailles depuis l’assassinat fin juillet à Téhéran du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, qu’il impute à Israël.
Mardi, les Gardiens ont affirmé avoir agi «conformément à la Charte des Nations Unies» et «après une période de retenue» depuis la «violation de la souveraineté de la République islamique d’Iran», après l’assassinat de Haniyeh à Téhéran.
Ces propos font écho à ceux tenus récemment par le président Pezeshkian, qui avait assuré que l’Iran avait «essayé de ne pas réagir» avec l’assassinat de Haniyeh, craignant que cela ne fasse dérailler les efforts américains pour un cessez-le-feu à Gaza.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a été tué vendredi dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, un fief du mouvement chiite armé et financé par la République islamique d’Iran.
La frappe israélienne a également tué le brigadier général Abbas Nilforoushan, un important commandant de la force Qods, chargé des opérations extérieures de l’Iran.
Israël est depuis la révolution de 1979 en Iran l’ennemi juré de la République islamique, qui appelle à sa destruction au profit d’un État palestinien.