Une relance des activités de Lion Électrique, par des investisseurs prêts à investir ou à racheter – en tout ou en partie – les restes de l’entreprise de Saint-Jérôme, paraît de plus en plus envisageable.
C’est du moins, sans s’y commettre, ce qu’ont laissé entendre les parties vendredi devant le juge Michel Pinsonnault, de la Cour supérieure du Québec, qui supervise la restructuration judiciaire de l’entreprise en difficulté.
Criblée de dettes, malgré les millions d’aides gouvernementales reçues, Lion s’est placée à l’abri de ses créanciers une semaine avant Noël. Début octobre, ses créances étaient évaluées à 293 M$, dont 117 M$ US à un syndicat bancaire constitué de la Banque Nationale, la BMO et Desjardins.

Jean-François Nadon, associé de Deloitte, qui agit à titre de contrôleur dans ce dossier, a néanmoins brossé un tableau on ne peut plus positif de la situation actuelle.
«Tout se déroule très bien», a-t-il indiqué d’emblée, tant sur le plan des opérations, «qui se poursuivent» avec le même nombre d’employés, que de l’entreprise, qui communiquerait «de façon exemplaire» avec l’ensemble des parties impliquées (employés, créanciers, clients et contrôleur).
Plusieurs intéressés
Même chose en ce qui a trait au processus de sollicitation de vente et d’investissement mis en place plus tôt, avec le concours de la Financière Banque Nationale (FBN).
Sur les 169 investisseurs pressentis, 43 groupes auraient signé des ententes de confidentialité leur donnant accès aux données confidentielles de l’entreprise. «Comme je vous disais, ça a roulé extrêmement rondement», s’est permis de commenter M. Nadon.

Dans le but avoué de protéger ses arrières, en cas de nécessité de démantèlement, Deloitte a dit avoir aussi sollicité quinze groupes de liquidateurs et encanteurs. Du nombre, douze se seraient montrés intéressés et au moins sept auraient déjà visité des installations de Lion, tant au Canada qu’aux États-Unis.
Transaction rapide en vue?
Tant et aussi bien que «plusieurs groupes» se seraient qualifiés pour passer à la phase finale, ce que le contrôleur a qualifié d’«excellente nouvelle» pour la suite. Les intéressés ont jusqu’au 7 mars pour faire parvenir leur offre finale.
Enfin, chose rare en pareille circonstance, les parties impliquées ont demandé à la Cour une extension de la suspension des procédures jusqu’au 4 avril, plutôt que jusqu’au 25 avril comme initialement prévu.
Représentant les intérêts de Lion, l’avocat Guy Martel, de Stikeman, a dit espérer s’adresser prématurément à la Cour, peut-être avant le 4 avril, «avec une requête qui viserait l’approbation d’une transaction».
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